‹ Histoire des découvertes géographiques des nations Européennes dans les differentes parties du mondeChapitre 43 sur 123 · II · texte numérisé non relu

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nom d'Atkaiiiiis figurer, comme celui de leur premier roi , iam les vieiUes traditions saxonnes que les chsuits populaires ont conservées (0« Si noua pouvions entrer dans cette voie, nous nous trouverions ramenés au point où d'autres rapprochemeotB noua ont déjà conduits , nous voulons dire aux intimes analogies cpii paraissent avoir autrefois existé entre les tribus de race Ûonde établies en Thrace et les tribus teutones répandues de Tautre côté du Danube. Notons enfin ^ sans toutefois y a&tacher trop d'importanoe , le rapport que le nom de plusieurs tribus Scythes de TAsie Centrale semble offrir avec celui d'Askan ou Aricén. Ainsi, dans Ptolémée, nous trouvons inscrits , au voisi* nage des Sou^i et des Sasones , les Âêkankai ou Adtatmkm. Peut«étre ce dernier nom est-^il pour ABhanUkm ; car on lit daos Pline Meanêici. Trois sources de méprises et d'erreurs rendest trop souvent vagues , incertaines ou trompeuses les notions que les anciens nous ont transmises sur les pays et les peuples (rfaoés en dehors de leurs rapports habituels : c'est ^ en premiw 4ieu 5 la difficulté qu'ont toujours eue les éti^ngere à saisir le vrai son de beaucoup de noms asiatiques ; c'est ensuite la diffi* culte noa moins grande de plier les sons d*une langue à un alphabet étranger ; ce sont enfin les altérations des manmcrifs. Si des mots courts et d'une articulation facile n'ont pas tottj<mrs échappé à ce triple écueil qui se dresse entre l'antiquité et nous, avec quelle circonspection défiante ne devons-nous pas reoe* voir les noms que leur contexture barbare rendait à la fols et plus difficiles à saisir, et plus antipathiques à l'oreille dédaigneuse des Hellènes ?

r<)ous avons dû nous étendre sur un peuple qui est le plus considérable de l'Asie-Mineure ancienne au point de vue géographique ainsi qu'au point de vue historique -, nous aurons peu de détails à ajouter sur le reste des habitants des parties littorales du nord de la Péninsule jusqu'aux confins de la Golcbidc. Le premier pays immédiatement contigu sur la côte à la Bitfaynie

époqm compiHraUtiBmtnt récente, )a naUon des PâTthes, que Tod sait avoîr été un des rameaux de la grande famille des peuples blonds dé TASie centrale, a eu aussi une dynastie û^Avbhhiniens.

^ Voy. le ilee^HKt étet Ttm^^^nt nltemanâè$ de Cfimm , t. II, p. 72 de It trtd. fr»

fài^HiMMmwi, 179

aàlaMiry^d, mi la P^hlanmU, « Les PipMigoiuans lont Yenus du pays des Éoètes , où naissait les mulei sauvages , » dît Homère dans scm éoumératioa des alliés de Priam ; et le pays des Éoètes du poète est sitoé Don loin du Partbenios , dans replacement même où les géographes postérieurs ont tous eoDDu la Papblagonie. Les Paphlagoniens, dans œ passage, sont évidemment distingués du pays qu'ils habitent; et dans le sens de la phrase , les Énêies leur sont aatérieurs. Ceux^^si , dont le nom est plus fréquemment écrit avec Taspiraticm nide, Hmè(e$ , avaient , dans l'opinion de Tantiquité , une coflounone origioe avec les Vénètes établis en Italie vers Teiirémité aapileairionale de l'Adriatique (0. Ces derniers nous repwlent vers d'autres f^énêUs ou f^énêd€8 septentrionaux que les Romaiiis trouvèrent dans le nord-ouest de la Gaule <>) ; et de cas Vénètes de la Gsule noas sommes ramenés vers les F^émèt^s , ymdêt ou Aniu de la mer Baltique et des Palus Méotides : nouveaux anneauK de cette longue chaîne de peuples blonds qui coauneace au fond de l'Asie et s'étend jusqu'aux dernières extrémités de l'Europe, enveloppant de ses nombreux replis et les plaines de Taocienne &»rmstie, et les antiques fcNréIs de la Gennanie, et les froides contrées scandinaviques , et les régions moatueuses il6 la Tl»rac6 el de THellénie, et le sol même de notre €aide. ritoes a'^tr^ons pas dans les discussions auxquelles ont domié lieu l'origine, l'affinité et jusqu'au nom de ces Hénètes <') ; il ueussufllra <le faire remarquer que, quelle cpie aottlear paesnté

' Corne). Nepos, Fragmenta^ p. 156 de Tédit. ad us. Delpb. ; Tit.-Llv. 1, 1. Cf. Strab. III , 150 , XII, 5^3; et Caton , dans Pline , III, 23.

* Fofes à ce sujet les observations de Marcus, ffi$U det IFandafs», PtHê, im, Ui-8, D0leS4«

3 Outre les deux DisseruUons bien ooDoues de Gatterer fiur la parenté orlginelie des peuples slaves et des peuples lettiques (dans les Mémoires de la Soc. de Gôtlingue , t. XI , XII et XIII) ; outre V Histoire de fTandaies déj* citée de M. Marcus, et les travaux plus anciens de Jordan , de Ldiersclinllc , ds Hmnonfin, de Siihn et de BoiwBs, Il faac vetr aar eetle latéwaiante quesoen d'ecbnologie F. G. Eidilioff , HiH. de la kmguê ef tf« la HUérmt. «fei Slaves^ etc. Paris ^ 1039^ in-8 ; — J. L. Parrot, rtrsueh einer En$r ^Diddung der Spracke , yibstammung , Gesehichte , Mythologie und bOr' gerUcken FerhmUtiiue der Limen^ LœUeti, EeUen, Berlin^ iS39 (a. Ausg.) in-s ; — Kautfuss ^ Die Siem^m in 4en wètesum Zeiêee^ Bitiim. iStt , M; - et surtout P.-J. Sdiafaiiks Siawimshe AUer^Umar, Ùri^i^ s tt4S,

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inunëdiate datis les grandes familles entre lesquelles se partage le groupe hiodo-germanique, qu'ils appartiennent à la race teutooe, ou, ce qui paraît plus probable, à la race samiate ou slave , ils n'en font pas moins partie d'une même famille originaire, dont les Slaves, les Thraces, les Germains, les Goths, ainsi que les Celtes nos premiers aïeux, ne sont que des rameaux plus ou moins anciennement séparés du tronc. Qn^ant dinx Paphhgons y qui étaient venus, à ce qu'il paraît, d'établir postérieurement aux Hénètes dans le pays déjà occupé par ceux-ci , une vieille tradition conservée par les poètes les faisait originaires de l'Ârcadie , un des plus anciens centres des populations pélasgiques^ et leur nom, en effet, que l'on pourrait soupçonner n'être qu'une altération de celui des Pélagons de la Thrace , neXà-ycovec , semble les rattacher à la tige des Pélasgfaes.

Depuis la rive droite du Halys , dont le cours inférieur servait de limite à la Paphlagonie, jusqu'aux confins méridionaux de la Colchide , les âpres vallées qui bordent la côte du Pont-Euxin, ainsi que la triple rangée de montagnes surécbelonoées qui les dominent, étaient occupées par plusieurs peuples, ou plutôt par des tribus à demi-sauvages et à peine connues. C'est là , dans les vallées du Thermodôn, qu'autrefois avaient demeuré ces mystérieuses Amazones, que leur nom, aussi bien que leurs mœurs guerrières , rattachent aux tribus scy tbiques de la Haute Asie (0. Après les vallées du Thermodôn , venaient les Ttfrorênes^ les Khalubes^ les Mo$unèkes ou Moskkes^ les Héfdokhes^ les Tzanes^ et plusieurs autres peuplades plus obscures. Dans les premiers temps de l'antiquité, jusqu'au troisième siècle avant notre ère , ce.tte partie maritime de la Péninsule qu'habitent les peuplades que nous venons d'énumérer et qui fut désignée plus tard sous le nom de Pont^ n'a pas de dénomination générique ; c'est seulement après la mort d'Alexandre que ce nom de Pont , que devait illustrer Milhridatc , apparaît dans l'histoire.

Les anciens, nous l'avons déjà dit, n'avaient que des notions très-bornées sur cette portion presque inaccessible de la Péninsule; quant à la parenté originaire des tribus elles-mêmes, ils

in-8, 2 vol., t. I, p. 69 et suiv. H faut lire aussi les savants prolégomènes dont M. 6. Moke a fait précéder son Histoire des Francs. S ^ Ce sujet sera traité plus amplement dans le chapitre suivant.

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