II
GHAPttRË ni.
l'Âsie-Mincure d*Homère« — Époque de la guerre de Troie. ( i20d ans avant Jésus-Christ. )
Quoique les Dotions fouroies fwir Honère sur la {pnudi 9é* gion qui fut oominée dans la soile Aaie-MineiM smnM, dfettsJeM ensemble, plus étendues , {dus déftaHléesefc plu»piédtè&ifi« oeUiçs doBft rex|K)0é est oonieau m cfaApiii% préoMnift ^ «Mil peuvent néanmoins donner lieu, à la ménief6nHffqu#gMMij c'est qu'à peu près exclusivement liMÎtéoÉ nu pouvlnuil marililM de la Péninsule, elles ne pénètrent pas encore dans Tintémar. Né dans l'Ionie, sur les bords de TÉgée, Homère connaît surtout la cote si pittoresquement dëooupée qu» iiMgDe iiMfr lier depuis THellespont jusqu'à Rtiodes. Audnlàde l'H^ihispMil^ mi^ les parties du nord que bordent la PropOÉlide et l'Eoxî»^ M^iÊ* formations s'affaiblissent à mesure quelles i^'âMgnfiM des p^ occupés par les peuples Ibracîquee oa pébÉagiqfios^ attifîA^ lOf la mer de Cypre y dles sont plus vigvas enoare «t pltti. ium* taines.
il ne faut pas perdre de yiie que œs iiolitos>.et JetfliartlOiilÉ elles se renferment , appartiennent à l'époque de la guerre de Troie, et non au temps même du poète. Homère^. qm wait trois cents ans après les événements que ses chants ont immortalisés , qui , de plus , demeurait au centre des villes commerçantes de la côte ionienne , et qui avait lui-même voyagé dans plusieurs parties de la Méditerranée orientale, Homère devait connaître les côtes méridionales , et peut-être aussi quelques parties intérieures de la Péninsule, plus particulièrement que ses vers ne l'indiquent. Mais par un admirable sentiment de la vérité historique , il n'a consigné dans ses poèmes que les notions propres au siècle d'Achille , de même que dans tous les
déts^ é& am fisneadaluve sé^^rapbiqtM» 41 ae «qporle avee soin aux Blêmes toBfê , fanant comfMlemeùt abstraeyoa 4e8 chaa*geiaieats qse trots sièdim «mieitt <»péré8 cIm» VéM desDeataées cpt'dl décrit Ceal aiiiM, parmi d'autres exemples, fpi^ ne teotfVB »i daas TUtada ni dass^f (Massée nalle traee 4es calonfies be^inqaes'ipR Icaeôfeesaegéeimes de l'Asie 4itiietii>e«raîeBt Tues fie foiweF aa niSku des ^troubles dont la €rèeiB Jîit agitée dan» le «àele^ai «iimt )a gnerre de Traie.
C'ast Hsnr le théâtre même des eombats de PlUade , sur ta pUùflie treyaoae et les cantons lionlropbes, tpie les ouvrages d'flaasènafQnraisaeat sortootde riebes détails. A la touefae tî- VMita^et'lâttaiieaipie dn paëte, Momère jokâ ièi la scrupuleuse csacÉitade >da géoginpbe. H ne déerit pas , il peint ; mais les ta* UwiBL qae son phteesa traee sont toujours ^ne admira1:fle fldâité. Gbez lof, rnmgiiiatîon sait tout embellir sans rien ahéler. Fas sm trai^qni ne sorte du fond des (âioses ; pas une épith^ moi ne Sait tosnie par la nature même. Toua les Toyageurs OBi .d^.oiie vcàsi nsanime fi»ndu témoignage de eette exactitude stmntiaosetdestdeserifitioiisde niiadeiet Ton peut dire arec réàté^sfSÊB te eomMsasaBees que même aa}oord*bm nous pos-^ sédons sur la Troade lae dépassent {ms^eelle qu'Homère en avait aoqaise.
La }iMii®fiÉi«ae èi4acpiénê la^rffle de 7fiM donne son nomO), et les vallées qui versent leurs eaux dans l'Hellespont, sont demi* nées par les crêtes de l'/da, chaîne aux mille sources dont les gorges profondes nourrissent des animaux féroces ^^>. Le pic ôhevé dii Gargare couronne les sommités de l'Ida , — le Qng^re , an ■ tel parfumé de Jupiter, séjour aimé du redoDtbble dieu nnx iwiÂpeafetemiasmiicijj W. Une ehatne boisée qui s'adosse au Gargare'Tieift albeilfir au Lékton , promontoire avancé que le pays
» M. H, asiî »♦««*; XH^ WH^'^f»^ *»-; XWT, «7t — 1«^, ^t. lie ■uns irifilii. iipi siniamiiirti wil I rnii minîip- t^T-t ^ fËedeCMte, ilililiiii liiiiiimiiKiiTaii iiliii ««1 ««emiive à to'«Bl^«t àÊmVuéâm «les Phéniciens, seigneur, maître (Adonal), et dans VÉtBoç des Grecs, forme, beauté, stature; — dans les deux cas, emportant l'idée de ce qui démine, de ce iiiii «Mffle 9ariia!|MtanHi eula f^ramlnir.
> Il XIV, 292; Vm, «S;XV,18ft.
244 ASiB-Mummi. [ 12« siècle av. j.-c.
troyen projette sur la mer Egée, vis-à-vis de la vaste LesbosCO.
De nombreux fleuves — pour employer le langage du poète-» se précipitent du haut de Tlda et vont porter leurs eaux rapides aux mers environnantes C^). Homère nomme le Rhéses, YHepUh poroê^ le Karésos^ le Rhodhs^ et le Granikos que devait plus tard immortaliser un autre Achille ('), et le noir Aï$epo$i*'\ et le fougueux SimoïSj qui se grossit de nombreux torrents et entraine parfois dans sa course impétueuse les rochers et les arbres déracinés (') ; et le divin Skamandre, qui, dans la langue des dieax, se nomme Xanthe (<^). Le Sl^amandre jaillit de deux sources limpides , non loin des murailles dllion ; puis , après un cours ombragé de roseaux et semé de gouffres tournoyants (7) , il va mêler ses eaux à celles du Simoïs dans la plaine troyenne C^). Le poêle décrit en ces termes la double source du fleuve : « L'une des deux sources roule une onde chaude, et de son sein s'élève toat à l'entour une fumée pareille à celle d'un grand feu; l'autre, même durant l'été, coule aussi froide que la grêle, ou la neige, ou le cristal d'une onde glacée. Là furent construits de beaux et vastes bassins de pierre , où les femmes des Troyens et leurs filles charmantes venaient laver leurs vêtements magnifiques aax jours de la paix, avant l'arrivée des Grecs C^). »
Ces indications si précises, et que l'état actuel des lieux confirme de point en point , ne peuvent laisser de doutes fondés sur
» /Zta<I.XIV,284-5, » Id, Xn, 820.
• Homère, conformément à Torthographe ionienne, écrit Grënik, rptivixoc « //. Il , 829.
• Id. XXI,31ietSttlv.
• Id. XU, 820; XX, 74; — aâvOo;, le blond, sans doute à cause de la couleur jaunâtre de ses eaux limoneuses/ D'autres rivières portent le même nom dans Tancienne géographie, prol>ablement par une raison semblable.
^ Iliad. V, 36 ; XIV , 434 ; XXI , 2 , 21 ; XXIV , 093. —Les roseaux du Skamandre ont été illustrés longtemps après Homère par une aventure assea scandaleuse plaisamment racontée par Torateur Escbine dans une des lettres qui nous sont restées de lui (t. H , p. 630 , de la traduction de DémosUiè&es et d'Eschioe de Tabbé Auger}. Barthélémy a donné place à cette avenuire dans son Anacbarsis«