‹ Histoire des découvertes géographiques des nations Européennes dans les differentes parties du mondeChapitre 59 sur 123 · IL II , V · texte numérisé non relu

IL II , V

' Id, II , 845 ; Odyss. IX , 39 et sulr., et 164.

8 Id, II , 848 cl sulv. ; XVI , 287.

> /d. II , 858 ; X , 430.

«0 Id. XIII, 5.

ASiE-MiHim d'miière. 240

Homère s'est également borné à nommer les Kankaneê parmi lea amLilîaires de Tempire de Troie CO ; ce n'est pas de lui que nous apprenons que ce peufrie , de sang pélai^he, habitait sur les rives du Pont-Euxin , aux confins orientaux du pays des Mariandyniens (>).

C'est entre les Kaokones et les Mysiens qu'il faut placer les Phrygiens de l'Iliade, « habitants de la fertile Âskanie, vers les bords du Sangarios ('). » Les Phrygiens , qui tinrent par la suite une si grande place dans l'histoire de l' Asie-Mineure et dans sa géographie, sont loin encore , à l'époque de la guerre de Troie, d'avoir acquis cette prééminence à laquelle ils devaient atteindre plus tard; on a même tout lieu de croire, d'après les expressions d'Homère aussi bien que d'après ce fait qu'il ne sont pas mentionnés dans le poème argonautique d'Orphée , que leur passage en Asie, récent encore à l'époque du siège de Troie, avait eu lieu dans l'intervalle d'un demi^siècle compris entre ce grand événement et l'expédition des Argonautes.

La géographie homérique, non plus que le poème d'Orphée, ne connaissent pas les Bithyni , venus se fixer plus tard dans le pays maritime qui s'étend des deux côtés du bas Sangarios. Le nom de TAun€ï» ou TAyneXs, que porte déjà, dans l'ancien périple des Argonautes , une petite île de cette côte (^) , donne cependant lieu de supposer qu'une tribu de la nation thracique des Thyni avait franchi le Bosphore dès longtemps avant le temps de Priam , immigration partielle, précurseur de la migration générale du gros de la nation , dont l'époque est beaucoup moins ancienne.

Au delà des Kaukones , sur la cote que baigne l'Euxin , Homère ne mentionne plus que les Paphlagans et les Haliz&nes. Plus loin , le royaume d'Aétès apparaît vaguement au poète a travers le nuage des traditions mythologiques, bien que la renommée du voyage de Jason soit arrivée jusqu'à lui C$).

t //. X,&29; XX, 329.

• Strab. lib. XII, p. 542 C; add. 544 B. Foy. cl-dessus, p. 23/i.

* F'oy* ci-desaufl, p. 172.

^ Ci-dessus, p. 316. Cf. p. 169.

> Ce n'est pas dans miade, mais seulement dans l'Odyssée qu'Homère fait mention d'Aétès, « flis du Soleil et de Perse. » X, v. 137 à 139. Add. XII, 70. Homère ne nomme ni la Colchide ni le Phase.

JMIft èÊÊB'mwmmiL. [12* siècle av. j.-c.

ttomim 0fii pluB fiirctimUimcié éms te ééùôi ikpftyB éts Ai- ]^Uûgom que pei»* «oaaoe dfi&iiutMs omtidQO t^'it noœne sw 06Ue côte â^bôspitaiière* ¥oici ea tqn^ tormM il k» n«(iti«»t danB aoo éouoiéndAîûii d«»4n}iiitiiiiim de Mtan : « P^umènc^ au cœur intrépide, comoiande les Paphlagoas, ytaum du fnp de^ £«^to9, où «eiaiseiii h» tundes jeauvagM; il gimle aui« les bonMOnes de XifUr^ ^ «ceux qm btbilwt JiéMoie^ et A» pm* mit» qfj itQBsèémi im nobes demeurée. «m rives du Parétm

(Jipat^). Nons :«v<ms fail ailkairs aor «etf)aM^^ idea •r^Qaïqaet iflé muB.ne ropébH'eiiiâ fias icii^^).

*ilfiê Malv^Smef<,\»ifi^ie le jpoâte^ psHNMikraiit smi émanémtioD (^, eiU quitté fia région. lQiotaiiieii'.^4l|iéL, où naît «l'argeat » Alybè ^u Alubè, plua«9omi!tt«BiiieBt<éait4iY^ rdapinatioA^rods, K^ubé (ou, selcoi ib tramsoriplien cenoiiiDe. ^^^i^te), se ipoiikine d^à<y nous liavostf vu , parau les tribus Aonmiées é«M l'ancien périple. des Âd*g0Ra»l6s «ur la céto Miuvase^ui se pM* longe à l'est du iNdys jmqii'à ;la Golefaide , et se relmu^e d'âge m. âge -îusque dans la géogpssq^bie conleoDqdûiaiiie de eMt fd<gion lâche en ïinéWussiLiC^ , lUiMÎ^urs «osaœewMears oQi dén«é le nqm des.flalisôoes de «eloi du Bimm Hdys, qulfonèiia ne mentionne pas^ ngiais >qui est antérieurenaent cité dans le poëoie orphi^e; une autre lopimon^ que nous ioQKaerioiis à pwl#gçr, a é^ piropoaée réeemment par u^saTaBi «xplecaiem des pays caucasiens. M.. Dubois ide MQntpéveux>^<i) voit. dans ki ItoU^nes un peuple scofii d'Alazas, ^nde et beUe ^i^lée ds Kour, au (Cœur tnême de TisUifiie du Gaueaae. La dénon^ination de cette vallée est ancienne en effet , car Strabon mentionne sous le. nom identique :d'Alazôniôs la rivière ptâncipale qui la^tra* verse (^). Hérodote cite d'ailleurs une tribu scythique d'Alesçoas, qxâ de son temps nomadisait au voisinage du Boryslhènesi');

* IL II, 851 etsuiv.

* Ci-dessus, p. 179. On peut voir aussi les commentaires deSetusnemanni De Géographie HorneH^ p. la.

s //. II , 850.

^ Foy, ci-dessus, p. 181.

* Voyage autour du Caueoie^ t. IV , p. IftO. ^ £t*. XI,p. 500B.

'^ Lib, IV c. 17. » Les Alazons du Borystiièiies étaient nenâottSés atierf

d'^M F«B poHnraitîoiteer qii0 tes triiNn 41'Ahnnn s'ëfltiteiit di^années «n km damile .pouvloiir d»9is«l«£nriii. Ce qui fortMe* <nwrtont tewyppoobaroaatile M. deilottlipéieiix , c>9t que le nom detlilnisbè, «rac les egq»ioit«lioBfr nétaUiipMB qui le caractèrembA; sa wttMime égBktmtntj sons k'fome ^or^enne de Kottip, (tes ftMJeiwyr |Harttes es l'ÀnDëme oeatnA» et (te la Géorgie , it4HL vwMKwrgpi 4e la vallée d'AlasaB. L-aafîquHé, a» Ataaaei eypwesnënieat meatioaaééeB Kbalvbesdans ce» eaflÉiM» i^)» IwUefiMs , il ne faudrait pas mtéver ée là que le» HidimM» «enoB maeeottM et Jh^BXQ^fmmai partk du fend de rÀnaénie; jnaia on e» fueut txmclmre as neins avec grande vifWifWiMaiwfi qnecc peuple, aiaei que ies Khakibee de la cé(e penliiUMti, étaàen eSst ^opighiatre des borda du Koisr el de la ¥ailée d'jyann, dfoù il serait ^¥eBu s'étaMir tlana ta région d« Ktowaoéâpàaae ^poq^'S 'de beaucoup antérieure à la guerre de Uaeèe. il p«mUatt «d'utteurs qu'une oetoaie des Haiizôoes da Uaoruraéte, f)eBi-^re eeiix4à laéaiea 4]ae neaiionne Homère papnai les amûlîaâffifi de Tunaée tro3F«nae , s'était déiacfaée à sea» toar àa gros de la triba poar se fixer à Taatre extrémité de r^baîe Min^ire, oufdaneurBaacieiis historieas cilaieBt vers lea baada àa Bisfoàitk an ville d'Àlazia qui avait pris d'eux son

HamèDe noBiBie .deasc Castes jê$mmx9ms(fi\ mm sans leur Mnâgaifir d'habîtatioB géograplnqiie. U n'a pas cooau non plas, maLiéa êêêêxub il ja'a pas «livi kt tradition , coaaaerëe par d'autres paoÉttr aa»iea^ qai les faiaaît combattre aous les mars de Troie

danaies can^. de rarmée Iroyeatte C^).

par d'autres historieBS ancicM, ndtavoMQt par Helbnicus de Ii«BiMtt«C par Ettdoxe {ap, Strab. XII, 550 B).

> Xenopbon, Anabasis^ lib. lY» c. 5; Pliue disUngute ces Cbalybes d'AriiiéDie de ceux du Pont.

• Strab. lib. XII « p. 550 D.

3 Iliad. III, 189 i VI, 1«6. Daos le premier de ces deux passages, le po€te rappelle la «uerre des Amaxooes contre les Phrygiens aewseUeiueat établis sur 4eSangario5, longtemps avant Tarrivée des Grecs devant Troie, elle aeip ira <iue Priam avait porté à ceux cl i dans le second, la défaite .dies AnaiOMs par B:lleropbon (ci-dessus, p. 207).

^ Procli Grammaiica CkrestonuUhia, Arctiai jEUdqp^f dans h BlbU Gr. deDidot, à la suite de THomère» p. 583.

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