IV
* Hérodote a dit tout à Theure 3,100. H y a nécessaireiDeiit faute àam Vftn ottraotredesdem WNanbres, pf^aMementdansIe praKkr.
* Herad. ly, S5, SO. Nous n'avons pas à emrejr dans les dJsnmtiiMH aux* quelles ces évaluations ont donné lieu , soit à l'égard des chifljres mêmes d'Hé-* rodole, soit au sujet du stade qu'il emploie. On peut voir pour ces discussions fteaaell, The Geograpkieal system ofHerodotus, p. 15, 99 et solv. ; Brel- 99^ De éi/lliciliùrièus quibuséam Aiim HeroéoWB^ p. as, ap. Her«d. Scluveii^. 1. 1, Il nous sufl&ra de iaiw observer que si l'oa divise ea cent onae parties, sur la carte du capitaine Gauuier, TtotervaUc compris (en loagcaiU la cAte) entre la bouclie du Bosphore et le Phase , trente-trois de ces parties donnent assez exactement en ligne directe, comme Mndique notre auteur, la distende i^ttab^ttdrare du TtienMèli (k'MKien TheniMM») , fmangafh la c«te d*A' napa, la Sindlké d'Hérodote. La proportion entre les deux amnfctet deiméi par notre auteur, 11^00 et 3,300, ou 111 et 33 , est donc awal exacte que leeompirtenc des nmaiw dam lesquelles U«iilre adœsaaircaMtit un pea de ragne et
^ Berod. IV; 85. Toutes ces mesures, comptées ea surfts al/wplqucj de tW
9§4 uormmmjut. {S^ màmm av. j.-c.
plaines vaates et nue». La Hermos reçait anasi le Padàh^ fleocw^k^ rivière peu étendkie qui desoead da inoot Tmôlos, d'oè «Ne çibfif rie des paifleUes d'or, et traverse la ^ande place de Satdii avaiit d'aller m joiiKipe au HeriDoa. Le Mèmàre^ Ma[«nfipoc, prend isai^aoca près d'au lieu nommé Kélainai , et il reçoit non loio de là \b Kaimrh(d$lè$ ^ qui a sa source au méRie lieu. Uq« mire rivière, le Marmés^ Map9^c, se joint wasei à la partie supérieure du Meaudre après avoir arrosé le tarritoire à'UbîsA i^K Ces diffépeats fleuves , ainsi que le Skaasandre, avai^t oontii^ l»ué par leurs dhivioas à crë^, an% dépens 4e la mer^ le bai pays trarversé par la partie inférieure de leur cours <*).
Hérodote dit que TAsser-Uitteure était liabitée par trente fm^ pies différeotsC'); le détail qu'il en demie et où noos al tous le fittivre confirme en effet eette tudicatton générale.
Dans l'orgaBÎsatiûn admimsteative que fit Darius ^e son iffl" «neuse empire , qui fut alors partagé en .viogt gouverumBeiilt sous k titre persan de Satrapies, l'Asie^Minenre f<»rma cinq de ces grandes juridictions. indépeHdairament de son kitéfét gëo« graptiique, le tableau que nous en a laissé Hérodote «at asturé* ment ie f^us aneien relevé de staëstique générale que rkistmre iiotts fiit transcris. €e tableau , évidemment tiré de eources on* ginales, a tous les caractères d'un document autbontique*
Las loiHefis et tes Magnétos d'Asie, les ÉolteM, tes GarieRs, les Lj'émi»^ ies Myliens et les Fatnpiiyliene^ fermaieiitla fire-' flfoère satrapie de r Asie-Mineure; toas oes peuples étaient eoi* lecUvemeot imposés à qntalre cents taiesis d'arfeait. Ce gouvei^ nement ê^ïmêk uae isone étroite bordant ki côle de lu ^éainsiiie depuis le golfe qui pferte iaujourd'hui le nom de Sstalièb jusqu'aoi ooÂdffé de la Traadë^ toute la force et les ressoiipoes naaritimes de l'Asie'*M iaeure étaient ooneeiitrées datis cette première division. Dans le catalogue des nations qui composaient TfiroieffieDt de Xerxès, tous tes peuples qui vieecHmt d'être énumérés, sauf lesHyliens ^ «erveot sur lu flotte. La somn^ oacdique à taqudis ees riches proriuees étaient imposées indique assez que i'obl^
* Lib. II , c. 10. Comp. Arrian. De ExpediU Alex, M. ¥^ ^. » Lib. IV, c. 38.
AStE^MINEURE B^HËRODOTE. SATRAPIES. 295
gation de fournir aux besoins des armements roaritinies en était le complément.
LesMysiens, les Lydiens, lesLasoniens, les Cabaliens et les Hyghènéens formaient le second gouvernement et payaient cij^)(| cents talents. Cette division peu étendue ne touchait aux côtes sar aucun point. Son tribut était assez élevé *, mais aussi elle renfermait les territoires métallifères d*où Topulent Crésus avait tiré ses immenses richesses.
Le troisième gouvernement, composé des Hellespontiens, des Phrygiens, desThraces d*Asie, des Paphiagons, des Mariandyniens et des Syro-Gappadociens, était imposé à trois cent soixante talents. Cette troisième satrapie s'étendait à l'Est le longde la côte du Pont-Euxin jusqu'au Thermodôn. Il est à remarquer qu'à l'exception des Syriens de Cappadoce, les différents peuples de cette division formaient le gros des popjiilations thraeiques de rAste-Mineure.
Les CîKciens , formant à eux seuls la quatrième satrapie , fournissaient trois cent soixante chevaux blancs, un par Jour, etdnq cents talents (0.
Le cinquième gouvernement comprenait cette portion âpre et sauvage de l'Âsie-Mineure qui s'étendait entre le bas Thermo-^ dônetlaColchide,* les peuples qui l'habitaient, resserres dans les froides vallées de cette région presque inaccessible, étaient les Moskhes , les Tibarènes , les Makrône^ , les Mosuoèques et les Mares C«). Ces cinq peuples , principalement adonnés au^ travaux des mines, payaient ensemble trois cents talents (').
Telle était la distribution que l'administration de Darius avait hîte des peuples divers de TAsle-Mineure. Nous allons mainte- Baiït réunir et grouper sous un mêm^ coup d'oeil les jiotions qo^Hérodote fournit sur -chacun d'eux , en suivant dans notre aperçu l'ordre même de cette énumération«
Vionie est la première province qu'y nomme Hérodote , et c'est celle aussi sur laquelle il offre le plus de détails Le lableau
* La leçon Mardeê que portent beaucoup d*édlUons est éTidemment AuUTe. •Ub.m,c.W.
i96 ASIE -MINEURE. [ 5« SIÈCLE AY. J.-C.
qu'il en trace est riche de couleurs autant que fidèle, u Leg Ioniens, dit Thistorien, ont bâti leurs villes sous le ciel le plus pur et dans le climat le plus heureux. On ne peut comparer à rionie ni les contrées situées au nord ou an midi , ni les pays qui la bornent au levant ou au couchant. Tous sont ou exposés à des froids rigoureux et à des gelées, ou dévorés par la chaleur et la sécheresse. Une douce température règne au contraire dans l'heureuse lonie. » Hérodote ajoute que bien que les Ioniens parlent tous la même langue, cette langue, par le mode d'inflexion des mots, y présente quatre variétés principales et quatre caractères distincts. La première de ces variétés se rencontrait chez les habitants de Milet, de Muous et de Priênê, trois villes de la côte carienne voisines du bas Méandre. Les villes de la côte lydienne , Ephèse,kolophôn, Lébédos, Téôs, Klazomènes et Phocée , en avaient une autre qui leur était commune -, Erythrées se servait du troisième dialecte , et le quatrième existait dans les îles , chez les habitants de Samos et de Khios.
Les habitants de ces douze villes , fiers du titre d'Ioniens que répudiait alors la mère-patrie, avaient formé une confédération et bâti un lieu d'assemblée commun qu'elles avaient nommé le Paniônion. C'est un temple situé dans le territoire de Mykalô, vis-à-vis de l'île de Samos 5 ce temple est tourné vers le nord et dédié à Neptune Héliconien. Par leurs vêtements, non plus que par leurs armes , les Ioniens de l'armée de Xerxès ne différaient en rien des Hellènes d'Europe. Ils y avaient fourni cent vaisseaux (0.
Les Éoliens en avaient fourni soixante •, leurs vêtements et leurs armes étaient également ceux des Hellènes d'Europe, leurs frères originaires. De même que les Ioniens, les Éoliens avaient eu aussi douze cités confédérées 5 mais Smyrne leur avait été enlevée par les Kolophôniens d'Ionie, et il ne leur était ainsi resté que onze villes. C'étaient Kumê , surnommée Phricônis, Larisse, Neon-Teïkhos , Têranos, Killa, Notion, Aïghiroëssa, Pitanè, Aïgaïai, Myrina et Grneïrya. Ces onze cités, Smyrne ayant cessé d'en faire partie , formaient l'ancienne Éolie.
1 Lib. I , c. 142 et 1 A3 , 145 à 148 ; VU > 04.
ASiK-MINEURE d'hÉEODOTE. IONIENS, ETC. 397
Les villes éolieones situj^es dans le mont Ida, non plus que celles de Lesbos et des îles voisines, n'étaient pas comprises dans la confédération (0.
Frères des loiliens et des Ëolieas, les Doriens n'avaient admis dans leur confération que six de leurs villes ; encore Halicarnasse en fut-elle exclue par la suite. Les cinq autres cités de laPentapolô dorienne, placées sous Tinvocation d'Apollon Triopique, étaient Lindos, Kameïros, lêlussos, Kôs et Knide, celle-ci sur le continent, les autres dans les iles. Outre Halicarnasse , les villes insulaires de Nisy ros et de Kalymna étaient aussi doriennes (2).
Les Cariens^ originairement étrangers au continent, y étaient venus des iles de l'Egée, d'où les Doriens et les Ioniens les avaient expulsés, quoique autrefois ils y eussent été puissants. On les regardait comme ne formant qu'un même peuple avec les anciens Lélèghes, bien qu'eux-mêmes assurassent n'avoir jamais porté d'autre nom que celui de Cariens, et avoir de tout temps habité le continent. Ils alléguaient en preuve l'ancien temple de Jupiter Carien dans le territoire des Mylassiens, qui leur était commun avec les Mysiens et les Lyciens , comme de même sang que les Cariens (3). Le pays carien se découpe en longues péninsules qui se projettent sur la mer Egée et que des golfes profonds séparent; l'une de ces péninsules porte le nom de Bubassiê ; elle est baignée d'un côté par le golfe Kéramique, de l'autre par la mer de Symê et de Rhodes. Hérodote nomme encore parmi les villes de la Carie Karyanda , Assêsos , Pêdasa , Mylassa, Tcrméra, Kindys, Kalymna et Kaunos. Alabanda, ville considérable qu'il attribue à la Phrygie (^) , était aussi une cité carienne. Les Kauniens offrent dans leurs mœurs et dans leurs usages quelques particularités remarquables. 11 en est de même des Cariens. Ceux-ci , lorsqu'ils veulent manifester une vive douleur, causée par la perte de quelqu'un qui leur était cher, vont jusqu'à se taillader le front avec des couteaux. Du reste, leurs habits et leurs armes ressemblent à ceux des Hellènes; ils ont
1 Llb.yn,c. 95:1,149 et 150; Vn,&2;I,151.
» LIb. I,c. 144; Vn,99.
^ Foy» ci-dessus , p. 167.
^ Lib. VIII , c. 136. Cf. Strab. lib. XIV, p. 658 D.
seulenieiit de plus des faux et des poignards. Ils fournirent trente vaisseaux à la fietle de Kerxès (0.
Les Lyciens en avaient fourni cinquante. Les soldats de cette nation portaient des cuirasses, des cliausses, et pour armes offensives des arcs de bois de cornoufller , des flèches de rosean sans plumes , et des javdots. Hs avaient de plus une peau dé cfeèvre rattachée sur les épaoles , et la tête couverte d'un sorte de bonnet omë d'une couronne de pluotes. Outre leurs armes ordinaires, ils portaient aussi, comnoe les Gariens, des poignards et des feux.
Les lois des Lyciens sont empruntées partie aux Cretois , partie aux €ariens. Mais un usage qui leur est tout à fait particulier est de prendre le nom de leurs mères au lieu de celui de leurs pères. Ainsi , quand oii demande à un Lycten qui êtesvous ? il répond je suis -ffls ^une telle , et remonte même autant qu'il le peut aux noms des mères de sa mère. O'tçiés ocfe, si »»e femme de condîflien Bbre se marie à un esdave , l'enfant auquel die donne le jour est reeemiu Mbre ; et si nu contraire un homme de eendition libre a pour femme ou pour concubine une élran^re , ses enfants ne eent pas cftoyens ^%.
Hérodote ne -mentionne que treîs localités de la Lycie : Patara, où il y araît un oracle; Phasêfe, colonie dorienne; et Xant^os, dewt la population presque entière fut exterminée dans la guerre contre les Perses (•).
Deux peuples montagnards cantonnés dans les va8ïé5s de la haute Lycie portaient les iioms de CabéHem'-Mîéùmens^^^ et de