‹ Histoire des découvertes géographiques des nations Européennes dans les differentes parties du mondeChapitre 80 sur 123 · II · texte numérisé non relu

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JltS ItMhHOIfmB. {t<K OlaE à». I.-C.

41008 mytbologiquei avuent oenservë le vagoe flouvesii». Sue rivière doqt le nom local fut traduit dans le M$las Pelanm (nvière noire) des Hellènes, ooulait à 40 stades, c'est-à-dire & une lieue et demie environ de Mazaka-, le nom ancien de ee cours d'eau , affluent du Halys qui passe à 6 lieues de là dans le Mord 9 s'est conservé dans celui de Kara^^sou que les babitaotg donnent encore à uae de ses branches^ et qui signifie aussi en turk la Rivière-Notre. Le texte de Mrabon , altéré en cet endroit, soit par sa propre inadvertance, soit pafr une méprise de eopiste, avait fait (Mroire que le Mêlas allait se jeter non dans le Halys, mais dans TEuphrate ; les récentes explorations du pays eompris entre Kaîsarièh et l^Euphrate ont levé à cet égard toos tes doutes , et rectifié sur nos cartes les faux tracés qu'an teite altéré y avait introduits (0^

Ty^ma et Konuma , les deux seuls lieux qqi , dans toute h Gappadoce, méritassent, avee Maeaka , le titre de ville, étaient situées l'une et l'autre non loin du revers septentrional do Tanpus, à l'entrée même des gorges rapides qui déchirent profondément la chaîne , pour livrer passage aux rivières qni descendent du plateau cappadocien et se précipitent vers la mer de Cypre. Tyana^ place aujourd'hui ruinée ^«), avotsinait l'entrée des défilés deiit la partie la plus resserrée recevait le nom de Pyles CilioienBes , le passage de tout temps le plus fréquenté pour se rendre en Cilicie et en Syrie \ une voie très-ancienne, qui traversait la ville, gardait dans la tradition le nom de (%ausr sée de Sémiramis <9). Kemana , située sur lei^earos, rivière qui porte aujourd'hui le nom turk de Sihoun (*), était une ville eoosidérable, célèbre par son temple de Ma ou' de la Lune, dent le pontife, ordinairemei|t choisi dans la famille royale, était poissant et respecté presque à l'égal du roi (^). Le cours du Ssrosau

* Cette confusion ^ été bien expllqi^ée par M. Qa}Uer dsns m)e l^^ix^^t^ au t. X, 2« série , p. 158 (1838% du Bulletin de Iq Soç, d^ Qéag.yHv^' tement éclaircie par les investigations subséquentes de M« Francis Ai03vortli ( Journ, ofGeog, Soc of tond,, t. X, p. 322),

t yoy, ci-dessus , p. 318.

s Strab. XII , p. 537 G.

^ I^ Siboun ou Saros est la rivière qui passe à Adapa ÇQ Cillçie»

* Strab, Ub, XII , p. 535 , avec la correction de Coray fournie par pjiliiieitf*

AglB-MINEUBS M ««RiMIi. CAt>I>ÀDO€E. '317

4^si|S du Taurus n'« éië jusqu'à préseai qu'imparfaitenieot exploré, et r^nplacemeat préoia de Komana appelle encore les ii^vestigatioBs dea futurs voyageurs. La Cappadooe possédait d'aiitros temples 9 centre de corporations sacerdotalea riches et puissaqtes \ mais aucun n'égalait en richesses et en puissance le PPUégo des prêtres de Homana. Le culte dont ces temples étaient Ie& saBGtuaires se rattachait aux cultes médo*- persans, et en Qvait emprunté ses rites aussi bien que sa hiérarchie (0.

Be» mootagne» d'un accès difficile couvrent au nord les plaines cappadocieni^ ; entre ces montagnes et le Pont-Ëuxin , «'étend un pays âpre , inégal , coupé de vallées profondes et arjpog^é de nombreuses rivières : ee pays, distingué des provinces de l'intérieur par le surnom deCappadoce Pontique ou Maritime, Cappadocia Pontica^ vint peu à peu à n'être désigné que paF la fi6|i]e indication, abrégée d^ PofUm, le PcuiU^). La description ipi'en dpnne StraboUi assez vague pour les parties intérieures et orii^m^ieil qu'occupaient des tribus indépendantes et de mœiira bf^rbares , est beaucoup, plus eitaote et plus ciroonstandée pqur les parties occidentales voisiner du Bas-rHalys. Né 4^Qa ce pays ruêine , à Amasée , notre géographe avait eu toute Ssioil\t4 PWP le bien connaître.

Dapui^ l'embouchure du Phase jusqu'à Sinope , on comptait tfoia jours, quelquefcMs deux seulement , d'une navigation douce etiacil^ en rangeant la côte C^) ; mais ce qui appartient au Pont .prc^remeat dit dans cette étendue de côtes , depuis Trapèzes jusqu'au3( bouchas du Hahs, n'en forme guère que la moitié. .P'eat en effet un peu à Torient de Trébizonde que Strabon place la frontière de la Colcbide C^^ ^ de même que les montagnes qui ^, prolongent au sud de Trébizonde jusqu'à la branche septentrionale de TEupbrate formaient , sous le nom de monts Skou- 4i9ê8 , la limite commune du Pont et de l'Arménie (s).

manuserits , h èxétvoi Ma 6vo{j.d^ouci « au lieu de h èxeivot KdjjAva dvojiÂ2^oi»(Tt ; t. IV, 2' partie , p. 5 de la trad. fr.

• lâ. llb. XV , p. 783 A^.

> D'AnvUle , Géog. anc. abrégée^ t. II , p. 81 ; Mannert , Géographie der Griechen u. Mmmer, VI, 2« part. . p. 839, édit. 1801.

s Lib. XI, p. U9S B.

^Lib. Xn,p. 5ASD.

« Ub* XI, p. 987 A.

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