‹ Histoire des délassements-comiquesChapitre 117 sur 118 · VAUDEVILLE · texte numérisé non relu

VAUDEVILLE

Sur l'air du Vaudeville de Fïorian.

Franchet PEîLZ.

Je mets le comble a vos désirs;

Pressei-vous , mon fik et ma fille ^

Pour multiplier mes plaisirs ,

De multiplier ma famille :

Tous les ans qu'un marmot joyeux.

Fruit de la paix , me la rappelle ;

Qu'il me semble, en voyant ses yeux,

Y lire la bonne nouvelle. \.

Prudent fils.

L'espoir et l'amour sont d'accord Pour embellir notre existence; Ils adoucisseut notre sort.

Nous consolent dans l'indigence.

FrAHCHET PERE (awec un air de confidence. )

Le temps passe, l'amour le suit.

Fuyant tous deux à tire d'aile :

Prude?(t fils (de même.)

L'espoir reste , et tout bas nous di'^ Toujours fjuclipe bonne ;iCuycUe,

NoVELMANir,

Malgré ma nouvelle , monsieur N'a |ias voulu mordre a la grappe; Je l'avais volée au porteur , Je suis puui , la dot m'échappe.

Prudent père.

Cher Novelmann, consolez-vous, Quelque maUieureux vous appelle:

Vous le plumerez ; et , pour vous^l C'est toujours la bonne noiwelie.

Varlet.

J'étais hien porteur en un jour De deux nouvelles aulieu d'une j On n'a pas toujours de l'amour Ce <jue l'on a de la fortune !

Ils servent à moitié mes vœux:

Si l'un me fuit , l'autre m'appelle ; Mais la France ohtient tout des deux, Louis et la Ooiuie nouvelle,

CocRVAL ( a p'arlet. )

Et moi, <;iiis-je donc plus heureux !

On m'cvait promis Rosalie :

Combien l'aiiiitié fait de ncuds ,| Que l'atrour ensuite délie!

Qu'importe ! conquérir un cœur, Pour moi c'est une bagatelle ; Ou peut bien par quelque malheur- Acheter la bci:re r^cwcllc.

Franchet fils^

Comme deux jeunes toiiitereaur Soyez long-temjis unis ensemble; Vous serez des époux nouveaux , Et «ju'un miracle heiueux assenrbl« :

Car, de l'L'tmen garder la foi, Avoir d'une épouse Cdelle Des enfants i£ui soient bien a soi, C'est toujours la boivw nouvelle.

R0SA.LIE ( au public. )

Quand, aujourd'hui dans la cité , Lorsque partout dans le royaume Chacun se livre à la gaîté De la fête qu'ici l'on chôme , Puisque c'est celle de la paix , Pour vous l'occasion est belle De vous montrer, en bons Français j Contents de la Bonne Nouvelle.

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