ACTE IV, SCÈNE II
VABGIAM.
Pardonner ! — Mais ma mère enlr'ouvranl les
[lombeaux, Secouerait sur mon front son suaire en iambaux , Et crîrait dans la nuit : — Sois maudit, fils parjure, Qui promis la vengeance et maintenant l'abjure ! — Oh ! je dois obéir. J'attends.
MZZIDA.
Par le vrai Dieu , Sortons , sortons d'ici ! l'enfer est dans ce lieu.
VARGIANI.
Mais je ne puis , enfant !...
MZZIDA , courant vers la table.
Ah ! puisque ma prière Glisse contre Ion cœur comme sur une pierre, Que la nécessité te force à fuir d'ici. [Elle saisit le poignard, court à la fenêtre, et le jette en dehors, avant que Vargianiait pu la retenir.)
VARGIANI.
Ah ! que fais-tu , grand Dieu !.. .
MZZIDA.
C'est mon devoir aussi.
VABGIANI.
Femme , lu m'as perdu !
Je te sauve, au contraire.
Viens , viens , éloignons-nous.
VABGIAM , irrésolu.
Que devenir? que faire?...
MZZIDA , le pressant.
Rester est un danger ; il faut s'enfuir ; partons.
VARGIANI.
Plus d'arme ! — Eh bien ! viens donc , puisqu'il le
[faut ; sortons.
[AumomenC où ils vont sortir, on entend du bruit
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dans f escalier ; ils s'arrêtent tous deux, et se regardent avec ' /J'roi.)
MZZIDA.
Ciel !... quelqu un vient !... c'est lui !...
VARGIANI.
Ladislas ! — Malheureuse, Tu m'a désarmé ! — Vois quel abîme se creuse Par (a main , dessous nous!
MZZIDA.
Je voulais le sauver.
VABGiAM , éperdu.
N'esl-il point d'arme, ici? Ne puis-je rien trouver? — Cet homme est donc Satan !... c'est l'enfer qui NIZZIDA , iremblanle. [l'envoie.
Cache-toi ! cache-loi !
VAEGIAM.
Faudra-t-il que je voie...
— Oh! ce serait affreux! — Je veux sortir...
MZZIDA.
Trop tard !
VARGIAM.
Sortir un seul instant... reprendre mon poignard... Là... par celle fenêtre...
[Il court à la fenêtre.) MZZIDA , se jetant au devant de lui.
Un affreux précipice !
VARGIANI, avec désespoir.
O vierge des pêcheurs , soyez-nous donc propice !
MZZIDA , éperdue.
Il approche... il eslTà.. .cache-toi , cache-toi !
VARGIANI
Que va-l-il se passer, mon Dieu, je meurs d'effroi! [lise blottit derrière le pilier du fond, à gauche.)