‹ Histoire des délassements-comiquesChapitre 96 sur 118 · I.ÉONORA · texte numérisé non relu

I.ÉONORA

Mais oui , si lu n'es sœur d'un ange.

VABGIANl.

Le seigneur , à la fin , a donc pitié de nous.

LÉONORA

11 me rend mon enfant.

MZZIDA.

J'ai tant prié pour vous !...

II fallait bien qu'un jour Dieu reçût ma prière...

[Avec entraînement.) Oh ! venez sur mon cœur, sur mon cœur... pauvre

[mère!

LÉONOBA.

Dieu puissant, qui m'eût dit, qu'au fond de mes

[malheurs Je trouverais ma fille , objet de tant de pleurs ! — A genoux, mon enfant , pour que je te bénisse: Que ta sainte prière à la mienne s'unisse.

[Religieusement.) Seigneur, votre regard jusqu'à moi s'est baissé , Mon vœu le plus ardent , vous l'avez exaucé ; Maintenant , à mes yeux un reste d'espoir brille : Soyez béni , mon Dieu , qui me rendez ma fille !

NIZZIDA.

Mon Dieu , soyez béni :

ladislas , en dehors.

Quoi , pas de garde ici ?.,.

TOUS , tressaillant.

O ciel !

78 NIZZIDA.

LÉONOBA.

C'est Ladislas, cette fois le voici.

MZZIDA.

Ah ! nous parlions du ciel et le démon s'avance... Ma mère , sauvez-moi , sauvez-moi !

LÉONORA

Du silence, Ma fille, nous fuirons.

Et seul je resterai.

MZZIDA.

Mais non... lu n'as plus d'arme.

VARGIANI.

Oh ! je le contiendrai.

( Vargiani et Léonora , se retirent au fond , vers le

pilier qui se trouve derrière la porte ; Nïzzida

veut les rejoindre , mais Léonora lui fait signe de

rester sur son escabeau.)

MZZIDA , cachant son visage dans ses mains. Mon Dieu ! mon Dieu !

[La porte s'ouvre , et Ladislas parait. Il n'a pas

dépée.)

Page 1