DIFFICULTES AVEC LE CHAPITRE
pïïïïimïïiiM?
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jours plus tard (l), le siè(^e de Toul échut h un autre enfant du
centre de la France. Pierre Raymond
dd la Barrière appartenait à une noble famille du Quercy (2) Il ptait nt^ à Kodez (a), était entré chez les Clianoinesrésuliers de Saint-Augustin et avait conquis, à Toulouse età Bordeaux, le bonnet de docteur en droit et en théologie Pourvu d'abord de l'archidiaconé de Guadallaiera, au diocèse de Toltde il \enait dêtre nommé par Innocent VI à l'évéché de Léon (4t Mais, «i vénérable fùtil. ce siège, le plus ancien de l'Espagne, ue compensnit point, par ses revenus, les ennuis de son éloignement (!i) ; aussi Pierre accepta-t-il, s'il ue le demanda point, son ti-anslert à Toul. Mais ce n'était pas encore sur les rives de la Moselle qu'il devait trouver le lieu de son repos. Selon toute apparence, il ne vint même pas visiter sa ville épiscopale et. le 3 juillet 136:). i! fut préconisé évéque de Mirepoix (6). Il passa de là à Aulun. le à3 août 1377 (7) et fut créé par Clément VII, en décembre 1378, cardinal -prêtre du titre des Saints Pierre et Marcellin (S), tandis que Bertrand de la Tour d'Auvergne, honoré
<1( Arch. Vatic , Reg. Àt\, Innw. VI, l. XXVl, 74.
(£) La maison delà Barrière portait ècarlelè au i" ri i' d'argent à trots fasref de gueule» ; au *• et 3' d'azar, à la bordure rngrelée de giieulra chargé d'un château d'argent maronné de sable.
Le portrait de Pierm de la Barrière est donné par Daclicsne. (ffiït. des Cardinaux fraitrais. 11, 6611, d'ap^^s le tomhcnu d'Avignon.
13i Et non a Rhodes, cum me l'écrit Benoit- Plr-art (p. t90|, et après lui Thierry [op. cit., I, 303).
|i) Arcti. Vatic, Reg. av., Inn.M?. VI, t. XSIlf, 83.-L.eon, ville Importante de Ih Vieille -Castillc. — Benolt-Picurt iloc. eit.j confond ce siège de Léon avec celui de Saiat-Pol-dc-Lfèon, en Bretagne.
(5) La taxe de L^èon n'était que de t,300 florins Euhel, 31)|.
(61 Arch. Vntlc, Beg. ,lr., Urhain V, t. VI, 175. — Mirepoix |arr. de Pamiers, Ariège) était de la province de Toulouse. — La taxe de ce siège était égale li celle de Tonl (Eubel, 360). L'avantage du transfert était donc surtout dans le rapprochement d'Avignon et de Rodez.
(7i Eubel, 7i. — La taxe d'Aulun était beaucoup plus considérable : elle mon- Uit â 4,080 ftoHns.
(H) Ihid., -K. — Piorrn de La Barrière mourat en Avignon, le 13 juin 1383. {Ibid.).
364 UVRK IV. — l/A(ilTATI()N COMMl N.VLK
<lu titre (le patriarche de Jérusalem, restait, durant vinj^t ans, fidèle à son Église du Puy(l).
L'installation du Saint-Siège en Avignon et le développement de la politique pontificale, avaient créé de nouveaux besoins à la (Chambre apostolique, épuisée déjà par le souci de la guerre contre rislam et les troubles de l'Italie. Clément V et ses successeurs, Jean XXII surtout, s'efforcèrent d'accroître les ressources pontificales et d'en organiser la perception. Ils se réservèrent, en particu lier, sur tous les bénéfices consistoriaux (2), vacants en Cour de Rome, les revenus de l'année qui suivrait la nomination du titulaire (3). Ces réserves se renouvelèrent, se généralisèrent et devinrent, sous le nom ô\innates, un impôt régulier (4).
Pour recueillir ces annates et les autres revenus, tels que cens, décimes, dons, legs et subsides volontaires, les papes envoyaient, dans les diverses régions, des collecteurs, chargés d'établir le montant des redevances et d'en poursuivre le payement, au milieu des difiicultés que leur suscitaient les débiteurs récalcitrants et des périls dont les menaçaient le ressentiment ou la cupidité r,)). Or, l'un des hommes de confiance, députés pour cet office en Lorraine et dans les Trois Evôchés, fut le Messin Jean de Heu, primicier de
(!) Bortpand de La Tour d'Auvcrgno mourut au Puy, lo 14 mai i381, et fut inhumtS en habit de franciscain, dans la sôpullurc de sa famille, aux Cordcliers de Clermonl il^aluzc, op. f/7., I, 312 .
r2\ CVst-à-dire l(»s bénc^ficos dont les titulaires étaient, comme les évoques et les abbés, préconisés en consistoire.
(3) « Jean XXfl nomme Pierre (iuijçon de Châleauneuf, archidiacre de Vie, et Raymond du Val d'Or, chanoine de Viviers, pour percevoir les fruits des bénétices ecclésiastiques (ju'il a réservés ii sa Chambre apostolique, dans les diocèses <le HAle. Beilcy, Verdun, Metz, Toul, etc. — 7 octobre 1320 (Riezler, op. c/7., n" 120(i). — Jean XXII ordonne aux évéques de BAle, Metz, Toul, etc., et à tous les bénéficiers de leurs diocèvses de lui payer les revenus de la première année de leurs bénéfices, (fu'il a réservés à sa Chambre apostolique, (xmr faire face aux insulli's des hérétiques, des schismaliques et de leurs fauteurs. — i'3 septembre i:tt() {Ibid., n" V.iiHi.
(i) Sur tout ceci, lire Kirsch, Die papsllichen Kollektorieii in Deutachland xcd'hrend des M Y Jahrhunderts.
{'.'}) (jui^on de ChAteauneuf et Pierre de Viviers, collecteurs pontificaux, furent arrêtés et molestés par Jean des Armoises, et le pape dut écrire au duc de Bar et à l'évéque de Toul, pour leur demander de les faire relAcher. 13 octobre 1327 (Riezler, op. cit., nM)22).
CIIAI'ITHE V. — IIIKKICLI.TKS AVKC LK tllIAl'lTUt 301»
Mel7. el iirchidiRcre de Tuul {i). l'rliain V, voulant recoiiDailie ic^ services de son niiindataire, lui donna le siège de Toul, le 21 juillet i;j(i:) (:!j.
Soit indisposition contre l'aDcieu percepteur des liniinces pontificales, soit désir de recouvrer leur droit d'élection, les clianuines firent oppusitiou aux bulles de leur évéque ; mais ils durent se désister et Jean de Heu fut sacré, après quatre ans d'attente, dans le courant de 1307 (3).
IVndiuil ce temps, le diocèse et le ]>ays tout entier se trouvaient dans une situation lameiitalile (4). De))uis la paix de Brétigny(13()U), les aventuriers qui avaient combattu pour Edouard 111 et le prince Noir ou pour Philijtpe VI et Jean le Bon, s'étaient maintenus en compagnies et ravageaient les campagnes. Des princes lorrains, Pierre de Bar, sire de l'ierrefort, et Henri V, comte de Vaudémont, qui avaient à se plaindre, soit des Messins, soit du duc Jean 1, commirent la faute d'ap|ieler;i leur aide ces dangereux, auxiliaires. De IStiO à l,'t70, les ïirelons (c'est ain^i que les appelaient nos pères] parcoururent le pays, promenant le pillage et la liévaslation, et Vautrin, leur clief, s'empara de Brixcy et fit de ce bourg son quartier générai.
Jean de Lorraine et Hobert de Bar vinrent mettre le siège devant ce repaire de bandits ; ils écbouèreut et Jean de lieu, en déses-
(ll KirKch. op. cit., Inlniituction, ch. tl. — La [iimillR ilr Hm Olail oi-lglnniru (lu iMyK (le Lli'K'', niiils i>l)<' K'otnil lixvi' » iXvlz \i-vf. lait i^t <-]1i- ùtait appiiri'HUr uvit^ l<'s iiii-itt<'Uri>s fumlltcs il<' lu iv^'iun. Kllc \v>vli\\\ lie giivalex il In biinile il'arijfiil charijrr île Iriiin ciiqniilei de nable.
J<-i<n ili-llcii, vyc^iiw. ili'-Tiiul, vtiiil I1U ilr TliiùlMJt tlo Uni, ili\k-m<' im-mliri' <.-i>nnu iW \n fuinillc .-t cir Alix iln 1^ Cour, tlllr ili: Nieoir de U Cum-, muUrci-chovln Ui' Mcti, on i'Mi. l\ ctimpic punnl rcs arrii-re-couslDs Dinn DiJicr de La Cnur, nllurmatcur ili: SHint-Vnnnc et la fiimill'^ iic^lui^llc <!<: Lu Cour. — Cl. 'Wiimhgie de ta Vainmi ilf Ueii, àuaa BiilL Sue. Arrh. liirr., ifUT.
{2> Arrli. Viillc, Urg. Ai:, Irbain V, t. VI, 189.
Cti 11 nViail encore qu' « ijlu cl connrmé » en i»i7. [Blbl. nal., Coll. Ion:, I. 2«, n'SS.)
Itl Sclifilulir, riaos Calm, I, n;.\;ixiiL. — Calinpl. III, 37B pt "ij. — Vigoi, HiH. •lu I.iin:, II, 2X0 ri S'/.