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CHAPITUE III. — LE CHAPITRE

clant de la corporation, pour Tenlretien, les réparations, les travaux de la cathédrale et des édifices claustraux. A Tépoque dont nous nous occupons, cet ofTîcc eut une importance particulière, puisque Téglise fut en reconstruction.

Le clergé de Saint-Etienne n'était pas seulement formé des trente neuf chanoines : il comprenait en outre un grand nombre de prêtres et de clercs au service du chapitre, pourvus de bénéfices alTérents à leur office.

Les vicaires du cloître suppléaient les chanoines dans les fonctions sacrées. Ils furent d'abord trois (1), puis cinq (2), ensuite leur nombre, porté à huit en 1292, atteignit, à la (in du xv siècle, le chiffre de dix. Toutefois, il n'était pas Ç\\q : il variait avec les besoins du culte et les ressources dont on disposait (3). Deux d'entre eux faisaient les fonctions de diacre ou d'évangélisfc, à la messe du chapitre, et avaient leur budget h part, formé par des revenus affectés à leur bénéfice (4). Chaque nouveau vicaire, pour sa bienvenue, offrait un banquet à ses collègues (î>).

Au-dessous des vicaires, prenaient place les chapelains, qui desservaient les chapelles érigées dans la calhédrale et dans le cloître {(}) ; le maître et les quatre prëbeudiers de la Maison-Dieu, les qu'dlve sous-diacres du chapitre (7), tous à la nomination du corps capitulaire.

Le sacristain avait le soin des ornements et l'administration des sacristies ; il était élu par le chapitre et amovible à son gré. Il était

il) Arch. (le M.-otM., (i. 10.

(2) Loin., Il, 49 et :i:L

i3i Du Pasquier, .Vc/»., 12.

(il Lom., H, 40 ot s<(.

liii Arrli. do, M.-ot-M., (î. 77, f" 21. - A la siiito d'uno. ronlostation, lo chapitre lixo lo droit i\ trois gros pîir convive (Li-Uil.

(«) Voir la liste dans lo Pnuillé do Benoît- Picart, I, (ÎO et GO.

(7) Lom., I, ^. — Los sous-diacros feriali étaient assez pou rétribués, quand Simonin Louyon, seigneur do Rarizey-au-Plain on piirlio, procureur général do lorraine, fonda la chapeIL> Salnt-Klienno, contre le pilier le plus proche du ch<i*ur, du cOté gauche. Cette chapelle, selon la volonté du testateur, aurait dû être érigée dans l'église des Cordeliers de Tnul ; mais la règle de saint François s'y opposant, les Cordeliers prièrent Hugues dos Hazards i[o se charger de cette fondation et le prélat, par une charte <lu 7 décembre i:i()7, en alTocta les revenus à rcntretien dos sou9-diacres, sans préjudice de leurs émoluments antérieurs. iLem., II, 70.)

prêtre, habitait Tune des dépendances de la cathédrale et ne devait s'absenter que très rarement (l).

Les marguilliers ou contres, au nombre de deux, étaient souvent prêtres et avaient à peu près la même situation que le sacristain. Ils avaient la garde de l'église et le soin de veiller à sa propreté et à son entretien ; ils préparaient les autels et le chœur pour les messes et pour les offices ; ils disposaient les tentures et les tapis aux jours de solennité ; enfin, ils avaient la direction de la sonnerie (2).

Le dorlellier, à la nomination du doyen, avait la garde du cloître et du dortoir (3). Celui-ci, toujours tenu proprement « oh rcterentiam antiquorum patrum )), éclairé durant toute la nuit par la lampe traditionnelle, servait alors de lieu d'arrêts pour les chanoines en faute, d'hôtellerie pour les ecclésiastiques, de logement pour les clercs pauvres et les sous-diacres du chapitre.

Le secrétaire tenait en ordre les registres et expédiait les actes (4). Par tout ce qui nous reste des archives capitulaires, nous pouvons constater, à l'honneur de nos secrétaires toulois, qu'ils ont rempli leurs fonctions avec un zèle et une exactitude dignes de tout éloge.

Le mairrc des cn/an/5 de cAo'wr, ordinairement pris parmi les maîtres de l'école, avait la charge de nourrir, de surveiller, d'instruire et de diriger ces jeunes clercs. Ses fonctions étaient, du reste, peu considérables: on n'avait point alors ce luxe d'enfants de chœur que s'offrent aujourd'hui les paroisses, même les plus modestes. Le maximum ne paraît pas avoir été supérieur à six ; souvent même le chiffre était réduit à deux ou trois: le grand nombre de clercs, serviteurs de l'église et du cloître, explique ce minimum qui nous étonne aujourd'hui. Toutefois, aux grandes solennités, à Noël, par exemple, à la Fête-Dieu, on prenait des enfants de chœur surnuméraires pour rehausser la pompe des cérémonies.

Le chapitre avait aussi ses officiers laïcs, ses ministériaux, comme

(i) Statuta, 76.

(2) Statuta, 78. — Lcm., II, 97. — Ils avaient les dîmes de Chaudeney cl la desserte de la chapelle Sainte-Elisabeth, sous le clocher. (Ibid.)

(3) Statuta, 'îi.

(4) Ibid., 77.

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