CHAPITRE II. — QUESTION DE L^ÉPISCOPAT DE SAINT EUCHAIRE
ville, et il fut inhumé par les fidèles, sur la colline voisine, où s'élèvent aujourd'hui l'église et le village de Saint- Élophe (1) ; Euchaire, son frère, eut la tête tranchée, avec beaucoup d'autres fidèles, au confluent de laMeurtheetde la Moselle, et son corps fut transporté à Liverdun (2) ; Libaire, leur sœur, fut mise à mort près de Grand
cents — Pourtant l'inscription de Liverdun donne le môme chiffre de vingt deux cents, ce qui ferait deux mille deux cents.
Cette tradition du martyre des compagnons de saint Euchaire n'est attestée que par ces deux monuments épigraphiques, de dix siècles postérieurs au massacre. A(lson et Rupert n'en parlent pas : aussi, quelques critiques la rejettent-ils.
Je me garderai bien d'aller aussi loin qu'eux dans cette voie téméraire. Les martyres sont de trop grands événements pour ne point frapper l'imagination populaire et ne point survivre dans le souvenir des fidèles. Peut-être seul le chiffre des victimes est-il exagéré.
(1) Soulosse-Saint-Élophe, c. de Coussey, Vosges. — Sur le lieu du martyre, au bord du Vair, se dresse la petite chapelle de la sainte Epaïotte (épée). La tradition relate que le martyr, portant sa tête dans ses mains, remonta un sentier que l'on suit encore, lava son chef dans une source qu'il fit jaillir, et laissa tomber sur la margelle trois gouttes de sang; puis se blottit quelque temps dans la fente d'une roche qui s'ouvrit miraculeusement pour lui donner refuge ; enfin, arrivé au sommet de la colline, il s'assit sur un bloc de pierre blanche, légèrement creusé en forme de siège, et, de là, avant d'expirer, il adressa la I)arole aux fidèles.
Il fut enterré non loin de cet endroit et l'on voit aujourd'hui son tombeau dans l'avant-chœur de la belle église construite en son honneur dans le courant du XV* siècle.
Sa fête se célébrait dans l'Église de Toul le 16 octobre, jour auquel elle est restée fixée dans les deux diocèses de Nancy et de Saint-Dié.
Saint Élophe est très vénéré à Cologne où l'on conserve de lui plusieurs reliques insignes que saint Gérard donna, au x' siècle, à l'archevêque Brunon. — Dans l'ancien diocèse de Toul, une dizaine d'églises lui étaient dédiées. (Ben. Pic, Fouillé.)
Cf. Àcta SS. et Surius, 16 octobre. ^ Fontaine, Recueil d'anciennes croix et de quelques anciens monuments du diocèse de Saint-Dié, Saint-Dié, Humbert, 1875. — Vanson, Sem. relig. de la Lorr.^ 1886, p. 491. — Zeller, SaiJit Élophe^ sa vie, sa famille, son culte. Neufchâteau, Kienné, 1875. — L'Hôte, La Vie des Saints du diocèse de Saint-Dié, I, 65.
(2) Une chapelle fut élevée au lieu de leur martyre : elle est aujourd'hui démolie; elle se trouvait dans les dépendances de l'usine Fould. C'est contre le mur de cet oratoire que se lisait la double inscription dont j'ai cité le texte. (Page 31, note 2.)
La légende porte que saint Euchaire, aussitôt après son martyre, se leva, prit
dans ses mains sa tête ensanglantée et s'avança, le long de la vallée, jusqu'aux
portes de Liverdun. Là, il déposa son fardeau sur une pierre et s'affaissa. Les
fidèles, témoins de ce prodige, l'ensevelirent à Liverdun.
Son tombeau se voit encore à l'entrée de l'église do ce bourg. Il est en forme
et enterrée dans cette ville (1). Si Ton en croit une tradition, Baccius et Lientrude eurent quatre autres filles, Menne, qui
d'arc triomphal et date des premières années de la Renaissance. Le saint y est représenté, couché sur une pierre, coiilé de la mitre, revêtu des ornements épiscopaux et tenant sa tête entre ses mains. Au-dessus, se trouve l'inscription dont j'ai parié dans une note précédente (page 32).
L'Église de Toul célébrait autrefois la fête de saint Euchaire le 27 octobre; puis elle la transporta au 22, jour encore adopté aujourd'hui par Nancy et Saint- Dié. — Deux églises seulement, Liverdun et Jubain ville, sont dédiées au saint martyr. (Cf. L'Hôte, op. cit., 85 et sq.)
Les corps des compagnons du Saint durent être inhumés sur place, en un lieu qui porte encore aujourd'hui le nom de Champ des Tombes et qui est enclavé dans l'usine Fould. Ge cimetière fut mis à jour par les travaux de terrassement du chemin de for de Nancy à Metz (1849-1852). Les sépultures ne paraissaient pas avoir été fouillées auparavant. Dans plusieurs, le chef manquait ou était posé aux pieds ou sur le côté ; dans d'autres, les membres étaient jetés pêlemêle ; dans d'autres enfin, plusieurs squelettes étaient placés les uns sur les autres. On put donc conclure, avec quelque apparence de raison, que l'on était en présence des restes des compagnons de saint Euchaire.
Toutefois, la plupart des tombes, non seulement ne renfermaient aucun signe chrétien, mais possédaient au contraire des armes, des bijoux, des amulettes, des monnaies romaines, portées en guise de médaillons (Marcus Agrippa. 26 av. J.-C — Posthumus, 259 ap. J.-C. — Maximilien Hercule, 28G ap. J.-C), des vases, tels que les païens en déposaient aux pieds de leurs défunts ; les corps étaient disposés régulièrement, les pieds vers l'est, dans des sortes de cercueils faits en moellons. On fut donc forcé de convenir qu'outre les compagnons de saint Euchaire, d'autres hommes avaient été enterrés là et que le Champ des Tambes devait être, avant le martyre, un cimetière en activité.
D'autres fouilles, dirigées par MM. Lecreux et L. Quintard, en 1869, ont amené Ja découverte de tombes franques, de l'époque mérovingienne. La vénération pour les martyrs a dû porter les habitants du voisinage à déposer leurs morts en ce lieu sacré.
Du nombre des sépultures, on ne peut donc rien conclure de positif sur le nombre des victimes de Julien et le chiffre de vingt deux cents des inscriptions reste bien problématique (Cf. Boulangé et A. Digot, dans Journ. Soc. Arch. Lorr., 1853. — L. Quintard, Le Cimetière franc du Champ des Tombes, dans Mém. Soc. Arch, Lorr., 1878. — Vanson, Sent, relig. de la Lorr., 1886, p. 452 et sq.).
(1) Sainte Libaire fut martyrisée à la deuxième borne milliaire, en dehors de la cité de Grand. Une chapelle s'élève encore en cet endroit. Elle prit sa tête entre ses mains, la rapporta, comme en triomphe, jusqu'à la place publique, la lava dans une fontaine, puis s'affaissa doucement sur le sol, s'endormit dans le Seigneur et fut pieusement enterrée aux portes de la ville, au lieu où se dresse aujourd'hui la chapelle du cimetière.
Ses reliques, portées à Toul au xvi' siècle et confiées aux religieux de Saint- Léon, ont été rendues k la paroisse de Grand, en 1792. Elles sont exposées dans l'église du village. Grand possède aussi le peigne de sainte Libaire, pièce archéologique du plus haut intérêt, et une tiole de verre, teinte encore du sang
CHAPirUE II. — QUESTION DE l'ÉPISCOPAT DE SAINT ELCllAIRE 3i)
mourut à Fontenet, près de Poussay(l); Suzanne, qui vécut en Champagne (2) ; Ode, la patronne de Saint-Ouen-les-Parey (3), et Gontrude, qui fut inhumée à Uagnéviile(4).
Voilà ce que la tradition nous apprend de plausible sur cette famille vénérable ; encore tous les points sont-ils loin d'être certains. Nous n'avons pour garants que la biographie de saint Elophe, écrite par Rupert, abbé de Tuitz ou Deutz, près de Cologne, vers 1130, d'après une vie d'un siècle environ plus ancienne (3), et la vieille inscription de la chapelle de Pompey, inscription que le
de la martyre. — Le diocèse de Toul célébrait la fôte de sainte Llbaire Ir 8 octobre ; le diucèse de Nancy a fjardé cette date, mais celui de Saint-Diô l'a avancée d'un jour. — Une douzaine d'églises étaient dédiées à la Vierge d^ Grand qui fut toujours entourée par les Lorrains d'une grande vénération.
Cf. Àcta SS.y 7 oct. — L'Huillier, Sle Libaire et les Martyrs lorrains au il» siècle. Nancy, Vagner, 1889, "2 vol, in-8'. — Mourot, La légende de saint? Libaire^ Paris, Marianesse, 1873. — L'Hôte, op. cit.^ 03 et sq.
(1) Sainte Menue se fixa à Fontenet, entre Puzieux et Poussay (c. de Mirecourt, Vosges) : c'est là qu'elle mourut et fut inhumée. Une chapelle s'élève encore en cet endroit.
Ses restes furent transportés, en 1036, dans l'église do l'abbaye de Poussay, par Brunon (plus tard saint Léon IX). Aujourd'hui, une partie considérable d(* ses ossements est conservée dans l'église de Pusieux.
L'Église de Toul honorait sainte Menne le 3 octobre, anniversaire de sa pieus* mort, et cette date a été maintenue par Nancy et Saint-Dié. Une demi-douzaine d'églises du diocèse étaient dédiées k la patronne de l'abbaye de Poussay.
Cf. ÀctaSS., 3 octobre. — L'Uuillier et Lhôte, op. cit. — Déblaye, Notice sur les reliques de .mainte Menne. Mirecourt, llumbert, 1861.
(2) Sainte (?) Suzanne \écui et mourut, disent les Martyrologes de Du Saussay et d'Usuard, in pago Blionensi ou Bleonensi (Biois ou Blaize), en Champagne Quelques auteurs la qualifient de martyre. On ignore les détails de sa vie et li' lieu de sa sépulture. — A Poussay, les chanoincsses honoraient cette sœur de leur patronne, sous le rite double, le 27 octobre. (L'Hôte, op. cit., 119.)
(3) Sainte Ode, sur laquelle on sait peu de choses, vécut, comme servante, dans le pays qui, plus tard, par un changement de genre assez fréquent, lui dut son nom de Saint-Oucn (Saint-Ouen-les-Parey et Parey-les-St-Ouen, c. d«' Bulgnéville, Vosges). — L'ancienne liturgie touloise célébrait la mémoire di* celte Vierge, le 16 février : cette commémoraison n'a pas été maintenue par Mgr Bégon et par les bréviaires suivants. — Sainte Ode est la patronne dr Saint-Ouen-les-Parey. On vénère encore ses reli([ues et son tombeau dans l'église de ce village. fCf. L'Hôte, op. cit., 123.)
(4) Sainte (?) Gontrude a encore son tombeau dans l'église de Hagnéville (c. do Bulgnéville, Vosges). On ne sait rien de positif sur sa vie. Elle est la patronne de cette piiroisse et son culte est très populaire dans les environs. On la fôte h: 6 octobre. (Cf. L'Hôte, op. cit., 1211.)
(5) C'est cette vie plus ancienne qui est donnée par les Bollandistcs, au 10 octobre.
P. Benoît-Picart voudrait être du xiir siècle, mais qui est assurément d'un siècle postérieure.
Que les deux martyrs, Elophe et Euchaire, aient été unis par les liens du sang ; qu'ils aient été frères de Menne et de Suzanne, d'Ode et de Gontrude ; qu'ils aient été fils de Baccius et de Lien- *^ trude, les actes du martyre de saint Elophe, consultés par Bupert,
î^- et l'inscription de Pompey l'affirment, mais le fait n'est pas abso-
♦^ lument certain. Du iv® au xi« siècle, l'imagination populaire a
fort bien pu créer des relations de parenté entre de saints personnages qui avaient vécu ou souffert dans le même temps (1).
Il est même douteux que saint Euchaire ait été évêque. Sans doute, la Passio sancH Eliphii^ le tombeau et l'inscription de Liverdun, deux bréviaires de lolO et de 1513 (2), nous le présentent comme revêtu de cette qualité ; mais un feuillet d'un Calendrier liturgique du xrr* siècle, trouvé à Vandières (3), ne lui donne que le titre de martyr; la double inscription de Pompey se tait sur son caractère épiscopal ; les bréviaires de 159o et de 1628, après avoir célébré dans l'hymne des vêpres o l'évèque que Grand reçut comme pontife(4) », donnent, au second nocturne, des leçons tirées de Bupert, qui sont muettes sur l'épiscopat d'Euchaire et parlent seulement • de sa direction des écoles de Toul (3). La tradition semble donc avoir oscillé.
(1) Ce qui peut faire supposer le travail de l'ima^inaUon populaire, c'est la similitude des circonstances des trois martyres. Saint Euchaire, sainte Libaire et saint Elophe portent leurs tôtes dans leurs mains ; les deux derniers la lavent dans une source. N'y aurait-il pas là rivalité incntisriente de clochers ? Le fait du martyre est vrai, incontestable; mais les circonstances, toul on étant possibles, semblent moins certaines; je ne les affirme, ni ne les rejette: je demande seulement la liberté do poser un simple point d'interrogation. C'est plus prudent et nos saints Martyrs ne me le reprocheront pas.
(2; Beaupré, iVodce .s*î/r /cN tivres liturgiques (te Tcul^ p. £0.
(3) A. Digot, Sur un Ordo du 111' siècle. {Mém. Soc. Arch. lorr., 1862, p. 72.)
(4) (( Sanctum tamen Eucharium (( .4c virhitum opi/icem
« Urbs Grandis et confiniuni {( Habuit in pontificem. »
(5) Bréviaire de Christophe de La Vallée, i:iî);), 27 octobre.— Bréviaire de Chrétien de Gournay, 1628, même jour.— Entre les dates de ces deux éditions, le culte de saint Euchaire semble avoir baissé. Tandis que, dans le premier bréviaire,
aiAPITUE 11. — QUESTION DE L EPISCOPAT DE SAINT EUCHAIRE 37
Mais si saint Euchaire fut honoré du caractère épiscopal, dans quelle cité établit il sa chaire ? Ni la Passio déjà citée, ni Rupert ne le disent. Môme silence des vieux documents locaux. Le bréviaire de Hugues des Hazards (1510) le place à Toul ; mais Tinscri ption de Li Verdun, un autre bréviaire de 1513, cité par De Riguet(l), et les monuments liturgiques du xvip siècle l'honorent comme évoque de Grand.
Au xviH^, le chapitre de Saint-Dié et les grandes abbayes des Vosges, Etival, Senones, firent sonner bien haut leurs prétentions de n'être point soumis à la juridiction des évoques de Toul et de n'appartenir à aucun diocèse.
Pour corroborer ces allégations, DeRiguet, grand prévôt de Saint- Dié, rédigea son Système chronologique, historique des Évêquesde Toul que Hugo, plus tard abbé d'Étival, fit paraître, en 1701, avec une préface dans le môme sens (2).
De Riguet soutenait entre autres que saint Mansuy était venu à Toul, au plus tôt, vers l'an 361 ; que Grand avait possédé avant Toul un siège épiscopal et que la chaire des Leuques n'avait été transférée à Toul qu'après la mort de saint Euchaire ; que l'on pouvait admettre, à la rigueur, que saint Mansuy avait été le contemporain de saint Euchaire et que la cité des Leuques avait alors possédé deux sièges épiscopaux. Grand et Toul.
L'année suivante, parut à Paris, chez Simon Langlois, une Défense de l'antiquité de l'Église de Toul (3), attribuée à Delisle le Jeune, à Clément, bibliothécaire du roi, ou, avec plus de vraisemblance, au P. Benoit-Picart (4). L'auteur y reconnaissait que saint
l'ofQce possède des antiennes et une hymne propl^es, le second prend les antiennes au commun ^des martyrs ; l'hymne propre, Aima Mater Ecclesia, disparaîtra dans l'édition suivante, en 1695, en attendant que le titre épiscopal soit effacé dans les bréviaires du xviu* siècle.
(t) Beaupré, Notice sur les livres liturgiques de Toul, p. iO.
(2) Nancy, Barbier, 1701. — J'exposerai cette lutte dans la suite de l'ouvrage.
(3) Défense de l'antiquité de la ville et du siège épiscopal de Toul, contre la préface d'un ouvrage qui a pour titre : Système chronologique et historique des Évêques de Toul. Paris, Simon-Langlois, 1702, in-12, 52 p.
(4) Note de l'abbé Marchai, sur l'exemplaire de la Bibliothèque de Nancy : « O livre a ét('; attribué successivement à Nicolas Clément, sous-bibliothécaire du {loi ^D. Calm., Hist, de Lorr., V* édit., I, Diss., p. lxiv), à Simon Claude Delisle
38 LIVRE PREMIER. — ÉVAXGÉLISATION DES LEIQUES
Euchaire avait été évoque de Grand, mais il imaginait une sorte de compromis assez ingénieux: Toul, selon lui. avait toujours été la capitale de la cité, mais Grand n'avait pas toujours appartenu au territoire des Leuques. Il avait d'abord été compris dan*^ la tribu des Lingons et, par suite, dans le diocèse de Langres. A Tappui de cette hypothèse, il invoquait une contestation qui s'éleva, vers 1104, entre Tévéque de Troyes et Pibon, évoque de Toul. Le premier prétendait que les prélats leuquois avaient usurpé sur son diocèse Tarchidiaconé de Biaise, enclavé entre les trois diocèses de Châlons, de Langres et de Troyes (1). Le débat fut porté devant le pape Pascal II, alors de passage à Langres, et Pibon, ayant prouvé une possession ininterrompue de plus de quarante années, fut confirmé dans ses droits acquis. Il appert de ce procès que Tarchidiaconé de Biaise était alors une annexion récente ; or, disait l'auteur de la Défense, Tarchidiaconé de Biaise est le même que Tarchidiaconé de Reynel ; Grand fait partie de Tarchidiaconé de Reynel : il semble donc n'avoir pas appartenu à Torigine au diocèse de Toul (2).
Il V avait malheureusement dans cette thèse une confusion et une pétition de principe. Dans. la contestation, c'est l'évêque de Troyes et non celui de Langres qui réclame ; et puis, où trouve-ton la preuve que Tarchidiaconé de Biaise et celui de Reynel n'eussent formé qu'une seule et même circonscription? Le doyenné de Biaise fut plus tard, il est vrai, comme le doyenné de Reynel, l'un des cinq doyennés de l'archidiaconé de Reynel, mais ce doyenné de Biaise, enclave isolée entre trois diocèses, ne pou-
(D. Calm. Hist. de Lorr., 2« édit., I, diss., xxxvii.— Bibl. ùist. de la France, I, 678. — Biographie universielte, XI, 4 et au P. Benolt-Picart {Bibl. /jtx/. de la France, l. c). C'est ce dernier qui en est l'auteur, comme semble le prouver un passaj?e de son Uiatoire, p, 16. » — La note marginale de cette page ne parait pas en effet laisser de doute à ce sujet.
(1) La majeure partie de cet archidiaconé a formé le canton de Doulevant, dans la Haute-Marne.
(2) Lemoine, I, 5. (Arch. de M.-et-M., G. 1,'l84.) — Bèfenae, p. 38.— Le procèsverbal de cette contestation, ou plutôt la sentence pontificale est reproduite par Benolt-Picart, dans ses preuves-, p. CXXIV. — Pour de plus rompWUes explications, se reporter à ce que je dirai de l'épiscopat de Pibon (Livre III, chap. v) et de la Topographie du diocèse. (Llv. V, chap. i.)