‹ Histoire des doctrines économiquesChapitre 13 sur 62 · L'ÉCOLE D'ALEXANDRIE ET LE CIIRISTLWISME · texte numérisé non relu

L'ÉCOLE D'ALEXANDRIE ET LE CIIRISTLWISME

que chacun des membres n'a rien à lui individuellement. Enfin dans la même pensée d'accommodement avec le siècle, saint Augustin écrit : « De quel droit chacun possède-t-il ce qu'il possède? N'est-ce pas de droit humain? Car, d'après le droit divin, Dieu a fait les riches et les pauvres du même limon, et c'est une même terre qui les porte. C'est donc par le droit humain que l'on peut dire : cette villa est à moi. Mais le droit humain n'est pas autre chose que le droit impérial. Pourquoi? parce que c'est par les empereurs et les rois du siècle que Dieu distribue le droit hunuiin au genre humain. » Grâce à ces distinctions ingénieuses, les fidèles étaient autorisés au travail productif, à l'épargne, à la possession de richesses du moins mi'diocres. La vie sociale pouvait, au sein du Christianisme, suivre encore quel([ue temps son cours accoutumé. La cité céleste, au lieu de s'enfermer dans les murailles d'un couvent, s'ouvrait pour entrer en communication avec le monde. L'àme se résignera à vivre dans le corps, l'Ëglise dans le siècle, à fdnditioii ([ue l'àme gouverne le corps et que D'église ait la hault> main sur les afl'aires du siècle. (Judlc phu'e est véritablement laissée à l'activité économique dans ce système, c'est ce que l'étude du moyen âge va nous apprendre.

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