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la propriété individuelle et les voies par lesquelles elle s'acquiert communément. « L'État, selon ce docteur, est dans la nature aussi bien que la famille, et Aristote a eu raison de dire que l'homme est un animal politique. L'État est nécessaire, non seulement à, notre conservation physique, mais à notre perfectionnement moral... Il distingue avec soin la loi civile et par consé(iuent l'autorité civile de la loi de l'autorité religieuse. La première ne songe qu'à la défense de la société et n'aspire qu'à une perfection relative : encourager toutes les vertus qui peuvent être utiles et empêcher tous les vices qui peuvent être nuisibles à l'ordre social. Il lui suflit d'empêcher le mal dans ses effets, elle ne songe pas à pénétrer dans la pensée... La loi divine, au contraire, se propose la perfection absolue '. » Gille de Rome veut que le conseil du roi autcu'ise, d'après ces principes, le commerce d'importation. Il va jusqu'à approuver le commerce de l'argent lui-même, u car, dit-il, les monnaies qui sont en circulation dans les différentes contrées n'étant pas les mêmes et n'ayant pas la même valeur, il faut bien que les habitants puissent, en cas de besoin, se procurer par voie de change le genre de monnaies qui leur est nécessaire pour leurs transactions en pays étranger. ^ »
1. A. Franck. Réformateurs et pubiicistes de l'Europe, 1864, vol. I, p. 96.