‹ Histoire des doctrines économiquesChapitre 26 sur 62 · Dutol est encore ici j>lus fonn.'l <|iio Law · texte numérisé non relu

Dutol est encore ici j>lus fonn.'l <|iio Law

Eh bien, ce qui ne peut se faire avec la monnaie métallique, les banques sont parvenues à le faire avec la monnaie de papier. Les billets circulent sur la garantie fournie par la banque, exactement comme le ferait le numéraire en or ou en argent, et même avec supériorité , puisqu'ils rendent les échanges plus prompts et plus faciles, qu'ils ont une valeur plus fixe, qu'ils ne se prêtent pas aussi facilement aux fraudes de toutes sortes et rendent l'exportation inoffensive. Mais ils offrent de plus cet immense avantage que, tandis qu'il en circule pour une somme égale aux dép(')ts , la banque, usant de son crédit , peut prêter encore pour des sommes considérables, et « plus elle prête, plus elle ajoute au numéraire disponible ». Le problème de l'extension à volonté du numéraire est donc ainsi résolu, et le travail, avec la prospérité qu'il amène, peut, par ce moyen, être multiplié dans une large proportion. C'est ce qu'ont fait les banques d'Amsterdam et de Londres et la banque d'Ecosse.

Cette dernière a été, il est vrai, contrainte de suspendre ses paiements. Mais qu'on suppose les gouvernements solidaires des banques, et l'on verra que ces accidents peuvent être prévenus. « Le crédit est une chose volontaire^ •» Il suffit que le Gouvernement émette de petites coupures pour laisser le temps aux espèces de rentrer à la banque, ou qu'il baisse le taux de la

1. Considérations sur le numéraire; collection des Économistes financiers p. 402.

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