‹ Histoire des doctrines économiquesChapitre 4 sur 62 · Ici. chap. VI · texte numérisé non relu

Ici. chap. VI

SOCRATE ET XÉNOI'IION. 23

promet d'abord sur la manière de s'enrichir par l'agriculture, mais encore sur la manière de vivre, en exerçant cet art, dans la pratique de la vertu et de la piété. Un bien, en effet — il le dit tout d'abord — n'est utile que si on sait s'en servir. La richesse est funeste à qui s'en sert mal et même elle s'évanouit entre les mains de l'homme intempérant ; une femme économe et bonne ménagère est la compagne nécessaire de lagriculteur ([ui veut voir son exploitation prospérer. D'ailleurs, les dieux disposent des saisons et des productions de la terre ; celui qui ne sait pas les honorer échouera inévitablement'. L'économie aboutit donc à la morale; nous verrons tout à l'heure comment elle est absorbée par elle.

La science ou lart écononii([uc couru dans sa généralité, c'est-à-dire comme lliéorie de l'administration des choses utiles, des biens ou richesses quels qu'ils soient, s'applique aussi bien aux intérêts de l'État qu'aux intérêts privés : « Les affaires des particuliers ne diffèrent ([ue par le nombre desaff;iir(^s publiques; tous les autres points se resseinl)l(Mit ; et l'essentiel, c'est que les unes et les autres iir peuvent se traiter que par des hommes. Or, quand on sait bien employer les hommes, ou dirige égalenu'nt l)ieu les affaires |iiil)li(HU's et les alfaircs jjrivêes; ([luind nii nr le s;ii| [las, des deux C(')lés on ue comuicl (jnc des bcvuL-s-. »

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