‹ Histoire des doctrines économiquesChapitre 5 sur 62 · Méinovahles, III, IV ot VI. flconoinic, etc. cliai). xx · texte numérisé non relu

Méinovahles, III, IV ot VI. flconoinic, etc. cliai). xx

24 HISTniRE DES DOCTRINES ÉCOXOMIQUES.

Administrer dix mille maisons est au fond la même chose qu'en administrer une seule. Généralisation excessive, et qui confond à tort l'économie politique avec l'économie domestique. Déjà cependant pour la solution des problèmes d'économie politique, comme l'alimentation de la cité et la gestion des mines', Socrate semble avoir recommandé des dénombrements exacts, où l'on peut voir le germe de la statistique moderne. Or la statistique est la méthode propre des sciences politiques.

N'oublions pas un détail qui a son importance : malgré sa tendance à ramener toute pratique à la possession de notions vraies concernant l'objet de cette pratique, Socrate paraît avoir admis que l'économie est, en même temps qu'une science, un art, c'està-dire un ensemble d'habiletés que nul ne peut acquérir s'il n'a l'expérience de l'administration financière^. C'est ce qu'il affirme du moins avec netteté en parlant de l'économie agricole, partie prépondérante, comme on l'a vu, de l'économie en général: selon lui, la théorie sans la pratique n'y saurait réussir'.

Second poini de vue. — Toutes les opérations économiques, nous l'avons dit, se ramènent, en fin de compte, pour Socrate à une vertu morale. Il faut de

1. D'autres problèmes sont posés et des moyens divers d'augmenter la richesse publique proposés dans l'ouvrage de Xénophon sur les Revenu-'^. Voir l'analyse et la critique de ce traité dans Bœkh : Économie politique des Athéniens, IV, xxi.

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