‹ Histoire des doctrines économiquesChapitre 50 sur 62 · Voir i.liis luuit, |i;ib'es 29, 1G9, 21.J · texte numérisé non relu

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se sont étendus, plus la division du travail a pu s'accroître ; en d'autres termes, elle a toujours été en raison de l'extension du marché. D'où cette loi, vérifiée par l'histoire, que tout ce qui tend à agrandir le marché et à faciliter les échanges dans une nation, favorise le progrès de cette nation vers l'opulence. La monnaie est l'instrument d'échange par excellence. Adam Smith en étudie l'évolution dans un chapitre remarquable pour le temps. N'en retenons que ceci : qu'elle se rattache au grand principe de la division du travail, parce que chaque homme ne faisant qu'une lâche et ne pouvant obtenir qu'un produit, a le jdus grand intérêt à posséder une marchandise qui puisse facilement s'échanger avec les produits des autres, et cette marchandise est la monnaie. De là l'auteur procède à l'examen de la question de la valeur : il distingue la valeur d'usage et la valeur d'échange; la première étant celle de l'eau, par exemple, qui est indispensable à la vie, mais ne se vend généralement pas; la seconde étant celle du diamant qui ne répond à aucun besoin vital, mais a une valeur vénale considérable. Observant de plus près la valeur d'échange, Adam Smith soutient que quelle que soit la nature du produit acheté, c'est le travail d'autrui que l'on se procure en l'achetant; de même que le prix qu'on en donne représente la quantité de travail que le vendeur peut exiger en échange de cet objet. « Ce n'est donc pas avec de l'or ou de l'argent, c'est avec du

travail que toutes les richesses du monde ont été achetées originairement ; et leur valeur pour ceux qui les possèdent et qui cherchent à les échanger contre de nouvelles productions est précisément égale à la quantité de travail qu'elles les mettent en état d'acheter ou de commander'. »

Examinons les différents éléments du prix des marchandises; nous verrons qu'ils se ramènent tous à une certaine somme de travail ou quils sont en fonction des progrès du travail.

Il y a d'abord la vente de la terre, c'est-à-dire le produit du sol, selon qu'il est plus ou moins fertile, plus ou moins avantageusement situé, défalcation faite du travail dépensé dans la culture. Mais la rente, bien quelle se distingue du revenu du travail de Tagriculteur, est en raison directe de la puissance productive du travail général dans une société donnée. C'est le travail d'abord qui met la terre en valeur. Ensuite, plus il y a de travail utile disponible dans la société, plus est grande la part qui eu revient à la terre, soit sous iorme de bras qui la cultivent, soit sous forme de capitaux servant à l'exploitation. Enfin, quand la grande quantité de produits manufacturés avilit le prix de ces produits, l'agriculteur peut, avec le revenu de sa terre, se procurer un plus grand nombre de commodités, ce qui équivaut à un rehaussement de ce revenu.

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