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IV. — Matérialisme historique

Par ce mot on entend, dans la doctrine de Marx, la fatalité immanente des systèmes sociaux et des idées. Ce seraient les situations économiques qui commanderaient les événements et toutes les phases successives de l'évolution sociale; les hommes ne seraient rien; les phénomènes de production et de répartition seraient tout et livreraiei.t en toutes choses le dernier mot de l'histoire. Le matérialisme historique — selon le mot du socialiste Anton Menger — c'est « cette conception de Marx et d'Engels, sefon laquelle les domaines idéaux de la vie humaine — l'Etat, l'Eglise, l'art et la science — sont simplement le produit des conditions économiques concomitantes* ».

Mais le matérialisme historique a trouvé jusque parmi

' A. Mengor, Droit au produit intrgral du travail, tr. fr., p. 171. — Marx professait déjà le matérialisme historique dans sa Misrre de la philosophie, de 18i7, et dans son Zur Kritik derpolitischen Œkononiie (où l'on trouve d'ailleurs beaucoup moins la ([itiquo des ('conomistes que l'exposé du propre système de Marx). — liiigels a adopté le matérialisme iiistoriquedans l'ouvrage Die Knlwicklung des Socialisiiius von der Ltopie zur Wissenschaft.

les socialistes des adversaires ardents et convaincus. Ceuxci se sont attachés à relever dans l'histoire l'influence et la force de l'élément subjectif, c'est-à-dire des idées morales, religieuses, philosophiques et de tous les grands courants d'opinions; et ils ont insisté tout aussi justemenfsur l'extrême complexité des phénomènes et des causes de tout ordre qui amènent ou modifient ceux-ci — causes morales, politiques, religieuses et non point seulement économiques. De ces contradicteurs, nous nous bornons à signaler ici Bei-nstein et Anton Menger*.

Du matérialisme historique, qui est un principe faux, Marx avait déduit un corollaire qui est doublement faux, puisque sa vérité ne découle pas même de l'énoncé vrai ou faux du principe : je veux dire qu'il en a tiré la loi de l'évolution vers le collectivisme.

Y. — La loi de V évolution vers le collectivisme .

La fatalité d'un contraste croissant enlre le capital et le travail, c'est-à-dire la loi générale de l'accumulation capitalistique, en continuant à exercer son action, doit amener logiquement le collectivisme^

Il y a nécessairement deux phases successives.

Dans la première, c'est-à-dire dans celle où nous sommes, nous avons, à ce que dit Marx, la concentration des capitaux en un petit nombre de mains, la disparition des classes moyennes, l'augmentation du nombre des prolétaires et l'aggravation de leur misérable situation. Cette phase est caractérisée par la disparition graduelle de la propriété privée, que remplace l'accumulation aux mains de quelques grands capitalistes.

^ Bernslein, Socialisme théorirjue et socialdémocratie pratique, tr. fr. 1900 ; — Anton Menger, Droit au produit intégral du travail, pp. 170 et s. — En sens inverse, pour défendre Marx en atténuant peut-être sa pensée et en prétendant que le matérialisme historique n'est pas une piiilosophie de l'histoire, voyez Labriola (professeur à l'Université de Rom.e), Del nialerialisnio storico, Rome, 1896, et In nienioria del manifeslo dei Comunisti, Rome, 1895; — voyez aussi Benedetto Croce, Matérialisme historique et économie marxiste, tr. fr., Paris, IttOl.

2 L. I, cil. XXXII.

Dans la seconde phase, la propriété, que cette accumulation capitalistique a enlevée à la masse qui la possédait auparavant à titre individuel, retourne à cette même masse, mais de façon que celle-ci jouisse dorénavant d'une manière* collective et non plus à titre individuel comme autrefois.

« L'expropriation, dit Marx, s'accomplit par le jeu des lois immanentes de la production capitalistique, lesquelles aboutissent à une concentration des capitaux. . . A mesure que diminue le nombre des potentats du capital, qui usurpent et monopolisent tous les avantages de la première période d'évolution sociale, on voit s'accroître la misère, l'oppression, l'esclavage, la dégradation, l'exploitation, mais aussi la résistance de la classe ouvrière, sans cesse grossissante et de plus en plus disciplinée, unie et organisée par le mécanisme même de la production capitaliste.... La socialisation du travail et la centralisation de ses ressorts matériels arrivent à un point où elles ne peuvent plus tenir dans leur enveloppe capitaliste. Cette enveloppe se brise en éclats Les expropriateurs sont à

leur tour expropriés La production capitaliste engendre elle-même sa propre négation, avec la fatalité qui

préside aux lois de la nature* Elle rétablit, non la

propriété .privée du travailleur, mais sa propriété individuelle (des biens de consommation), basée sur la coopération commune de tous les moyens de production, y compris le sol. »

Or, cette seconde expropriation, inverse de la première, s'accomplira beaucoup plus vite, parce que les individus à exproprier seront moins nombreux cette seconde fois qu'ils n'avaient été la première.

— Malheureusement toutes ces conjectures de Marx reposent sur une fausse analyse de l'état social contempo-

' 11 y a là comme un retour involontaire aux c contradictions économiques M de Proudiion.

rain, qui, du reste, est beaucoup plus complexe que l'auteur du Capital ne l'a vu.

Va-t-on, comme il le croit, à une concentration des fortunes par suite du régime delà gi-ande industrie? Va-t-on également à une disparition de ces classes moyennes qui se recrutaient auparavant par une lente ascension de certains éléments des classes inférieures?

Evidemment non. Nous ne contestons point que cette classe moj'enno se transforme, en fournissant un nombre croissant d'individus qui, au lieu d'être industriels et négociants pour leur propre compte, sont salariés de la grande industrie et du grand commerce. Aussi bien les immenses sociétés coopératives de consommation dont l'Angleterre peut être fière, comme celle de Rochdale, ont-elles elles-mêmes concouru à cet amoindrissement relatif du commerce de détail. Mais par un autre côté la baisse du taux de l'intérêt et la vulgarisation croissante du crédit ont rendu proportionnellement plus de services aux petits entrepreneurs qu'aux gros; et avec la quantité beaucoup plus grande des échanges, avec la dilatation automatique des besoins que tout homme croit ressentir, avec la création d'une foule de professions et de métiers nouveaux, il s'est ouvert à la classe mojeune des débouchés et des carrières qui lui avaient manqué auparavant. Bref, il y a lieu de croire qu'elle est plus importante qu'autrefois, et cela d'une manière proportionnelle et non pas seulement absolue. En France, sans doute, nous * souffrons du danger de voir se créer dans son sein un véritable prolétariat intellectuel; mais la menace en vient moins, selon nous, d'un réel encombrement des carrières de travail que de la diffusion mal comprise de l'enseignement, du déclassement général de la population et du prestige exagéré des situations officielles et des diplômes.

L'action économique et sociale des sociétés anonymes a été encore plus mal comprise par Marx. Selon lui, elles

servent d'une part à la concentration des capitaux; d'un autre côté elles préparent la société à l'idée du collectivisme, puis à son avènement effectif. Eh bien! tout au contraire, elles ont été réellement et elles sont toujours de plus en plus des instruments de la division des fortunes. Grâce aux petites coupures et à la forme au porteur, leurs titres fournissent des emplois faciles à la petite épargne ; et c'est par elles que la richesse va en se morcelant et en se démocratisant, avec des actions et obligations toujours disséminées de plus en plus^

Ce n'est pas tout; et entre les sociétés industrielles qui existent aujourd'hui et la société socialisée et collectiviste que Marx nous promet, il y a une grande différence que Marx n'a point vue : à savoir que le collectivisme embrasserait l'homme tout entier et tous les hommes d'urfe manière obligatoire et irrévocable, tandis que les sociétés industrielles sont libres et non forcées, passagères et non perpétuelles, se nouant et se dénouant au gré de ceux qui y entrent et dont chacun ordinairement appartient en même temps à un grand nombre d'entre elles.

Vaudrait-il donc mieux que les ouvriers fussent collectivement propriétaires des industries avec tout le capital fixe et circulant qu'elles exigent? On peut en douter. Dans bien des cas, en effet, il semble préférable que leurs économies n'y soient point engagées, de manière à ne pas pouvoir y être compromises, ce qui aurait l'inconvénient de faire co'ïncider la perte de l'épargne avec la cessation du travail ; de plus, au point de vue d'une prospérité économique à laquelle l'ouvrier est tout aussi intéressé que qui que ce soit, il est bon que le capital et la direction d'entreprise^ soient séparés du travail manuel, afin que

' « La sociéti' anonyme constituo d'après nous un grand progrès. En facilitant le groupoment des capitaux et en limitant la responsabilité au montant des actions, elle permet aux plus modestes fortunes de participer aux progrès et aux bt'iiéfices de l'industrie » ^Castelein, Socialisme et droit de propriété, p. 4i5).

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l'entreprise soit plus une, plus agissante et mieux disciplinée, toutes conditions qui facilitent le succès et qui, par conséquent, garantissent mieux le travail productif de l'ouvrier. Il en serait autrement sans doute si les procédés et les forces de l'industrie moderne étaient demeurés ignorés : mais il ne devait pas dépendre de l'humanité de refuser la révélation que la Providence lui en faisait à une certaine heure éternellement marquée dans les desseins de Dieu.

Tout cela, sans nier des abus de fait, puisque nulle institution humaine n'en est garantie. Tout cela, ^ans nier davantage des devoirs et des responsabilités, auxquels les lois civiles n'ont pas à demeurer indifférentes.

Quoi qu'il en soit et en résumé, dans l'état social actuel il y a une multiplication croissante des petits et moyens revenus. Or, c'est là exactement le contraire de la description que Marx avait faite : et la première phase de l'évolution ne se parcourant pas suivant ses prédictions, il est évident que la seconde, qui ne devait être d'après lui que la contrepartie de la première, ne saurait rien avoir de fatal ou bien que sa réalisation — passagère sans doute — serait due à des causes toutes différentes.

— Sur le terrain des définitions et des principes, l'erreur fondamentale du marxisme, celle que nous considérons comme la plus grosse par les conséquences logiques qui nous paraissent en découler nécessairement, c'est la thèse de l'improductivité du capital. Marx, assurément, ne conteste point que l'ouvrier ait produit davantage s'il a été servi par des instruments : mais il n'a jamais voulu reconnaître que des instruments possédés par un entrepreneur aient dû figurer au nombre des causes économiques de la valeur et du produit : il n'a donc jamais voulu reconnaître que l'entrepreneur ou le propriétaire fût un producteur par les instruments ou le sol qui lui appartiennent et qu'il met à la disposition du travailleur manuel. Marx croyait échapper ainsi à la nécessité d'attaquer la pro-

priété dans son principe^ poiii' pouvoir ne la saper que d'une manière indirecte.

Nous sommes convaincu, quant à nous, que tout système ou toute classification qui refusera de voir un agent de production dans le capital, sera logiquement condamné à interdire les « revenus sans travail » — V arheitsloses Ein- Jiommen des Allemands — et à admettre la thèse du « produit intégral au travailleur ». De quel droit, en effet, le commanditaire d'un négociant, l'actionnaire ou l'obligataire d'une société anonyme, même le propriétaire d'un bien-fonds que ses auteurs ont aménagé ou défriché, demanderaient-ils, soit une part variable ou forfaitaire dans les bénéfices de l'industrie, soit un fermage ou une part des récoltes, si le commandité, si les ouvriers, si le fermier ou le métayer avaient le droit de lui répondre que l'instrument, une fois mis aux mains du travailleur, forme avec celui-ci un tout inséparable et que l'action de cet instrument n'est pas distincte de l'action de la main qui le conduit'?. Aussi Anton Menger et le socialiste chrétien Rudolf Meyer étaient-ils conséquents avec eux-mêmes, quand ils reprochaient à l'Eglise de n'avoir pas nié géné-

* Dans ses Principes d' économie politique, (cli. ii, art. 6, sous la rubrique : « Le capital ne doit pas, en principe, être mis au nombre des producteurs de la richesse »), le P. Liberatore, S. .1., a écrit : « On ne peut pas compter parmi les causes d'un résultat ce qui suppose ce résultat préexistant au moins en partie... L'opinion qui fait du capital un producteur, pourrait paraître plus fondée à l'égard des instruments : ceux-ci, apportant aux travailleurs le concours d'une action réelle, bien que secondaire, pourraient réclamer de près quelque droit au nom de producteurs. Mais, à considérer les choses, on verra qu'il n'en est rien. L'instrument, par rapport au travail, n'exerce pas une action distincte de colle de l'agent principal ; il forme avec lui un qaid unum... Dans le nombre des vrais producteurs et producteurs absolus de la riciiesse, il suffit decompler la nature et le travail de l'homme: tout le reste vient de l'une ou de l'autre » [Op. cit., pp. (11-60 de la traduction française, 1'^ éd.). Et l'auteur croit prouver sa thèse en faisant observei' que si un touriste, mis en face d'une toile de Raphaël, demande qui l'a faite, le cicérone doit lui répondre, non pas que c'est un pinceau, mais que c'est Raphaël. — A notre sens, une fois ces prémisses admises, on ne peut s'échapper qu'en faussant compagnie à la logicpie ou bien qu'en proclamant le caractère ari)itraire et extranaturel de la propriété et des revenus sans travail, ce qui fora tomber forcément dans le socialisme.

ralement la productivité du capital au temps où elle interdisait riiilérêt de l'argent '.

Telle est, dans ses lignes essentielles, l'œuvre du grand prophète du collectivisme. Les disciples ne manquèrent pas autour de lui. Nous nous bornons à citer son meilleur ami, Engels, né à Barmen, mais industriel à Manchester et relire ensuite à Londres; Kautsky; puis Bebel, député au Reichstag, auteur, entre autres ouvrages, de Die Frau und der Socialismus, livre profondément immoral où il prêche l'émancipation de la femme et son égalité avec l'homme sur le terrain de l'union libre et passagère.

Ce livre eut un immense succès. Bebel y traite notamment la question de la population : il y alïirme que « ce sont les institutions sociales, c'est-à-dire les modes actuels de production et de répartition des produits — mais non pas le nombre des hommes — qui engendrent la misère... Il n'y a pas manque de moyens de vivre; il y en a, au contraire, un excès comme il y a un excès de produits industriels... Au surplus, ajoute-t-ii, l'idée de Karl Marx, que chaque période économique de développement a sa loi particulière de la population, se vérifiera pleinement sous l'empire du socialisme. » C'est que la félicité procurée par lavènement de ce socialisme, jointe à l'ennoblissement des âmes qui en sera la conséquence, aura suffi pour transformer les passions de l'humanité. « Le genre humain, dit Bebel, marche actuellement à l'aventure, dans l'ignorance des lois uatur^les, tandis que dans la société nouvelle il agira avec un ordre parfait et dans la pleine connaissance (les lois de son développement". »

Quoiqu'il en soit, il est bien diflîcile de soutenir que 1'. uvre de Marx n'ait été pas surfaite. Bien plus, de ceux qui font l'éloge du philosophe, combien y en a-t-il qui le connaissent? Beaucoup proclament l'immortalité de sonA'apf-

' Voir plus haut, p. 55 et 56.

■- Bie Frau und der Socialisnius, 28<^ édition, Stuttgart, 1897, pp. 457-463.

tal, qui ne l'ont jamais lu et qui sont d'autant plus incapables déjuger sa pensée, qu'ils sont incapables déjà de la découvrir à travers les nuages pédantesques de sa métaphysique.

qu'y a-t-il d'original dans le marxisme?

Reste à savoir quelle est la part d'invention qui revient à Marx. Engels l'a félicité d'avoir fait, en économie politique, une découverte égale à celle de Lavoisier dans la chimie, parce qu'il a substitué, à la formule de Ricardo sur la valeur du travail, la formule de la vente-achat de la force-travail, Arheitskraft '. Mais Rodbertus, par contre, a accusé Marx de plagiat -. Qui donc a tort ou raison ? ou bien les idées de l'un et de l'autre, présentées assurément sous des formes nouvelles par tous les deux, ne se rencontreraient-elles pas chez divers auteurs plus anciens?

Sans trancher encore le débat, nous citerons ces divers auteurs et nous commencerons par Rodbertus lui-même.

Rodbertus (1805-1875), appelé souvent Rodbertus lagetzow ou simplement lagetzow, du nom de la terre seigneuriale de lagetzoNv qu'il avait achetée en Poméranie ^, est regardé — notamment par Wagner et par Adler — comme

' Engels, Préface au t. H du Capital, tr. fr.,jpp. xvx-xxi.

■^ Voyez les Sociale Briefe an von Kirchmann, et pour la discussion, Engels, Préface au t. II du Capital, tr. fr., pp. iv et s. — Item, Anton Manger, Droit au produit intégral du travail, tr. fr., p. 113.

3 Karl Rodbertus acheta la terre de lagetzow en 1834, fut membre de l'Assemblée nationale de Francfort en 18i8, et un moment, en 1849, ministre de l'instruction publique et des cultes dans le royaume de Prusse. A la lin, il se lia avec le Social-demokrat Hasenclever, par l'intermédiaire du socialiste chrétien Rudolf Meyer. 11 voulait constituer une social-conservativc Partci (ou parti social conservateur) en face des démocrates-sociaux, qu'il trouvait trop avancés. On a de lui : Die Forderungen dcr arbeitenden Klassen (1837), son premier écrit, ouvrage qui contient toutes ses idées maîtresses, creusées seulement et développées depuis lors; Zur Erkenntniss unserer staatsirirthschaftlic/ien Zustiende (1842); et Sociale Briefe an von Kirchmann (1850-1851).

le véritable fondateur du socialisme scientifique'. Parcourons rapidement ses principales théories, que nous ramenons aux suivantes : l'' le capital catégorie historique ; 2" le travail mesure de la valeur ; 3" les phases sociales ; ■i° le pourcentage décroissant de la part du travailleur ; 5° les rapports entre le paupérisme et les crises de surproduction.

I. Le cajnfal catégorie historique. — Rodbertus distingue deux aspects dans le capital. En soi, considéré comme catégorie économique^ le capital a toujours été un auxiliaire de la production : on parle très exactement en ce sens de capital social ou de capital national. Mais ce capital est devenu une catégorie historique quand, sous la forme de capital privé, il a pu fournir des revenus à des particuliers sans aucun travail effectif de leur part. On se rallie à cette manière de voir, ajouterons-nous, quand on prétend que la production n'est devenue capitalistique qu'en ces derniers siècles, alors cependant que pour produire il a bien fallu toujours des instruments et des améliorations foncières.

Wagner, socialiste d'Etat fort avancé, a souscrit à celte distinction de Rodbertus ; et Lassalle affectait de ne voir que le concept prétendu historique, quand il définissait le capital par la simple possibilité de donner un revenu*. Il s'ensuivrait logiquement que la hache que manie le bûcheron, est ou n'est pas un capital selon qu'elle ne lui appartient pas ou qu'elle lui appartient.

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