‹ Histoire des doctrines économiquesChapitre 36 sur 90 · V. Cusumano, 67or/a dei banchi di Sicilia. Vol. I · texte numérisé non relu

V. Cusumano, 67or/a dei banchi di Sicilia. Vol. I

I banchi privaii. Roma, 1887. Vol. Il: I banchi

piiblici, 1892.

Narc. Mengozzi, Il monte dei Paschi. Siena, 1891. Nie. Piccolomini, Il monte dei Paschi, etc. Vol. I-IV.

Siena, 1891-93.

Am. Soresina, Il banco giro di Venezia. 1889. Ch. Dunbar, The bank of Venise ( In Quartely Journal

of économies. Vol. VI. Boston, 1892).

La constitution du Banco di Rialto à Venise (1587) et de celui de Saint- Aynbrogio , à Milan (1598) ont été l'occasion d'intéressants ouvrages théoriques ; le Banco de Gênes et le Banco Giro (1619) de Venise ont suscité des ouvrages purement descriptifs (Merello), des ouvrages d'histoire (Trevisan) et de comptabilité (Cavalà).

Elie Lattes a réimprimé deux célèbres discours, absolument contraires, attribués au sénateur Thomas Contarini, et prononcés en 1584, au moment de la fondation du Banco di Rialto. Celui qui est favorable aux banques publiques rappelle les abus multiples, les opérations imprudentes, les faillites des banques privées. En sens contraire, le second discours fait remarquer que l'Etat ne doit pas de se faire marchand ; que l'obligation de payer en valeur de banque pourrait être dans certains cas très lourde ; que dans les moments de crise financière, la tentation de se servir de l'argent déposé deviendrait trop forte ; que, finalement, la faillite de la banque publique aurait des conséquences beaucoup plus graves que celle des banques privées.

Le négociant milanais Jean Antoine Zerbi, qui avait étudié, dans ses voyages, les banques espagnoles, siciliennes et en particulier celle de Saint-Georges, recommande fortement de fonder une banque semblable, en recueillant l'argent nécessaire au moyen de luoghi (actions), de dépôts de cartularlo et de molteplici (actions augmentées de l'intérêt composé) ; il décrit les

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opéi'ations de la banque et énumère les avantages économiques et fiscaux qui en résulteraient. Les résultats furent bien dillérents de ceux qu'on avait prévus; la banque, créancière et fermière des impôts delà ville, fut sur le point do tomber en faillite en 1G30, et, transformée plus tard en Monts-de-piété de Saint-Charles, de Sainte-Thérèse, Napoléon et Lombardo-\'énitien, elle devint une simple administration de la dette publique.

E. Lattes, La Libéria délie banche a Venezia. Milano,

1869, pp. 118-160.

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