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S 2. LA LIBERTÉ INDUSTRIELLE

De nombreux et vaillants écrivains anglais et spécialement des écrivains français, prédécesseurs ou contemporains des pliysiocrates, se sont efforcés de démolir la partie la plus vulnérable des mesures de Colbert, c'està-dire les obstacles mis à la liberté de l'industrie et du commerce intérieur par les corporations privilégiées et les règlements de fabrication.

Em. Levasseur, Histoire des classes ouvrières en France jusqu'à la Révolution. Paris, 1859. Deux volumes.

H.. W. Farnam, Die innere franz'ôsische Gewerbepolilik von Colbert bis Turcjot. Leipzig, 1878.

Hubert Valleroux, Les corporations d'arts et métiers. Paris, 1885.

G.AlberLi,Ze corponizione d'arti e mesiieri e la libertà ciel commercio inierno, etc. Milano, 1888.

La guerre contre les corps de métier est, en vérité, beaucoup plus ancienne ; dès le xvi"^ siècle, Bodin (1568 et 1576) et avant lui Haies, dans un ouvrage publié par Stafford en 1581 , condamnaient leurs tendances au monopole et demandaient qu'elles fussent ouvertes à tous, y compris les étrangers. Au siècle suivant les maîtrises trouvèrent des adversaires encore plus résolus dans le triumvirat, alors fameux, des mercanlilistes autrichiens, Bêcher (1668), v. Hornigk (1684) et Schroder (1686), en cela d'accord avec Seckendorff {Additiones à la troisième édition de son Deutscher Fûrstenstasit, 1665). Mais ces adversaires n'avaient pas d'autre objet que de remplacer les règlements des corporations privilégiées et en partie encore autonomes par des règlements beaucoup plus rigoureux édictés par rÉtat, comme, par exemple, l'inspection officielle et la marque obligatoire des produits. On trouve aussi à cette époque des adversaires relativement plus libéraux^ comme, par exemple, Child (Observation concerning trade, 1668^, Coke {Enghind's improvement 1675) et un écrivain plus éminent, Pierre De la Court (1618-1685). le plus illustre des anciens économistes hollandais, qui a étudié la structure intime des corporations dont il a fait une critique très vive et demandé, sans être écouté, la réforme radicale. Ses doctrines ont été exposées par Laspeyres et par van Rees dans leurs Histoires (citées au chapitre I") et dans divers ouvrages spéciaux.

Het Welicaeren der Stad Leyden, 1659. — Inierest van Holland, 1662 (trad. parue sous le litre : Mémoires de Jean de Wilt. Ratisbonne, 1709). — Aamvysing der heilsame poliiike Gronden, etc. Leyden, 1669 (trad. allemande, 1672).

ET L^ÉGLEGTISME 235

Et. Laspeyres, Miitheilungen aus P. de la CourVs Schrlfien (m Zeitschr. fur die ges. Staatswissenschaft,i862, p. 330-374).

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