‹ Histoire des doctrines économiquesChapitre 43 sur 90 · van Rees, Het Wel>vaeren, etc. Utrecht · texte numérisé non relu

van Rees, Het Wel>vaeren, etc. Utrecht

L'abolition des maîtrises a été en vain suggérée en 1752 au Sénat de Venise par Dolfîn (Ag. Sagredo, Sulle consorterie délie arti edifica,tive. Venezia 1857, page 190) ; elle a été effectuée, en 1770, en Toscane par Pierre Léopold, avec la collaboration de Sarchiani {Ragioname7ito sut commercio, etc. 1781. — Meinorie economico-politiche 1783), en France par Turgot et par la Constituante (1776, 1791) et en 1787 en Lombardie, grâce à Beccaria et à Verri, aux ouvrages de Decker (1744), de Tucker (1750) et de Plumart de Dangeul {Remarques sur les avantages et les désavantages de la France et de la Grande-Bretagne, 1754. Traduction italienne, Venezia, 1758). Plus explicite encore est l'excellente monographie de Simon Clicquot de Blervâche (1723-1796), inspecteur général des manufactures. En réponse à une demande de l'Académie d'Amiens, il exposait avec une grande compétence théorique et pratique les inconvénients du régime corporatif et il indiquait les moyens de les faire disparaître ; il a étudié aussi le difficile problème du remboursement des dettes des corporations, que Turgot a négligé. Parmi les plus zélés inspirateurs des réformes tendant à émanciper le commerce intérieur de la France il faut rappeler aussi Jean Claude Marie Vincent (seigneur de Gournay), intendant du commerce (1712-1759), traducteur de Culpeper et de Child (1754), auquel on attribue la célèbre maxime laissez passer, et que l'on considère, depuis V Eloge qu'en a fait Turgot, — et c'est une de ces fables convenues si fréquentes dans l'histoire de l'économie — comme le second fondateur du système physiocratique. Pour se convaincre du contraire on

pourra lire la monographie du professeur Auguste Oncken qui, dans un autre ouvrage déjà cité {Die Maxime laissez faire, etc., Bern, 1886, pag. 108 et suiv.) a déjà fourni des éclaircissements sur ce sujet.

Cfr. Tarticle de G. Schelle, in Nouveau Dictionnaire d'Economie politique. Yo\. 1. Paris, 1891. pag. 1105.

Anonyme (Clicquot). Considérations sur le commerce et en particulier sur les compagnies, sociétés et maîtrises. Amsterdam, 1758. Publié aussi à La Haye (sous le pseudonyme de M. Delisle), 1758. Trad. ital. (de A. N. Talierj. Venezia, 1769.

Jules de Vroil, Etude sur Clicquol-Blervâche , Paris,

En Italie le sujet a été traité avec peu d'originalité et relativement tard. Les élèves de Melon et ceux de Genovesi (à l'exception de Sergio) défendent, plus ou moins complètement, les entraves au commerce intérieur. Lorsque, vers la fin du siècle, l'Académie d'agriculture, des arts et du commerce de Vérone mit au concours le sujet des corporations, celles-ci trouvèrent un apologiste exagéré dans Marachio (1794) et des défenseurs plus modérés dans Marogna (1791) et dans Torri (1793), qui voulaient réformer les abus. Elles ont été combattues énergiquement par l'abbé Augustin Vivorio (1744- 1822) et, avec plus de compétence, par le laborieux économiste piémontais, abbé Jean-Baptiste Vasco (1733- 1796). Mais tous ces écrivains connaissaient et citaient les œuvres de Turgot, de Condillac et de Smith !

Ag. Vidorio, Sopra i corpi délie arti, etc. Verona, 1792. G. Wàsco, Délie Università délie Arti e Mestieri. Milano,

1793. (Réimprimé dans la Collection de GusLodi.

P. Mod.Vol. XXXIII).

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