‹ Histoire des doctrines économiquesChapitre 7 sur 90 · PREFACE IX · texte numérisé non relu

PREFACE IX

on peut ainsi en attribuer de différentes. Les uns disent qu'Adam Stnith est un déductif, et ils ont raison; les autres, qu'il est un enquêteur, un « historiste », un inductif, et ils n'ont pas tort; Stanley levons estime que les raisonnements de Smith sont mathématiques, et l'on peut l'estimer avec lui, bien qu'il soit très vrai aussi, et nullement contradictoire, de lui attribuer une méthode psychologique. Ne ferait-on pas mieux de convenir que la bonne méthode est celle qui use de tous les moyens suivant l'objet, suivant le côté de la vérité qu'on veut découvrir, suivant les circonstances et les difficultés, contrôlant le résultat des uns par le résultat des autres, usant de toutes les ressources de l'intelligence et n'en excluant aucune, comme si Ton en avait trop! Le professeur L. Gossa met au point, avec infiniment de justesse et de bons sens, ces controverses sur la méthode. Puisse, dans l'intérêt de la science économique, se faire l'apaisement et la conciliation entre les professionnels sur ces questions d'école, trop stériles pour la place qu'elles ont tenue? Nous espérons que la récente brochure de M. Emile Levasseur [De la méthode dans les sciences économiques. Paris, 1898) contribuera largement à cet apaisement, au moins chez ceux qui ont plus le souci des progrès de la science que celui de leur propre personnalité.

La seconde partie de l'ouvrage de L. Cossa^ qui forme en réalité le corps du volume, est l'histoire des doctrines économiques. Elle représente assurément un travail énorme, et cependant l'auteur nous

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