X PREFACE
dit modestemont qu'elle n'est qu'un « résumé d'histoire externe des théories économiques » (p. 139). Chacun sait qu'un résumé demande plus de temps et d'efforts qu'une œuvre développée, puisqu'à tout le travail nécessaire pour être en mesure de faire œuvre développée, doit s'ajouter le travail de condensation raisonnée et de choix éclairé. Ce n'est du moins qu'à ces conditions qu'un résumé est œuvre scientifique. Résumer l'œuvre développée d'aulrui ne sera jamais qu'un travail de qualité très intérieure. Tel n'est pas le cas du professeur L. Gossa.
Mais qu'entend-t-il par Ihistoire externe dos doctrines, et à quoi par là fait-il opposition ? « L'histoire externe, nous dit-il lui-même (p. \'2i)\ « est celle qui étudie l'origine et le développement « des théories et des systèmes, considérés dans leur « ensemble et dans leurs parties principales, sans « descendre aux menus détails. » Elle diffère «de « l'histoire interne, en ce que celle-ci recherche la « formation et les progrès des différentes théories <c particulières, celles, par exemple, de la valeur, de « la monnaie, de la rente, des impôts, et dont on « fait souvent précéder ou suivre leur exposé doc- « trinal. » Cette déhnition. ou plutôt cette conception de l'histoire interne, s'applique en quelque sorte littéralement, parmi les ouvrages de langue française, au précieux ouvrage de M. Maurice Bloek : Le.v pro'jrès de la Science économique depuis Adam Smitli; révision des doctrines économiques (2 vol., Paris, 2« éd. 1897.)
Si nous voyons bien la différence entre ces deux