Sermo LXXXVIII, 9 ; Tract, in loann. CXVII
LA CONTROVBRSE DES IMAGES. 44î
lyYpttspovTeç^ A la fin de ce même iv« siècle, Asterius d'Amasée, décrivant les peintures qui représentent le martyre de sainte Euphémie, parle de ce sigiïfe (de la croix) que les chrétiens ont coutume d'adorer (TuposxuveïffOai) et de peindre^. Au v« siècle, Théodoret mentionne l'honneur que les grecs et les barbares rendaient au signe de la croix : Tov Iffraopwfxévov OsoXoYoïïvTe; xaiToû ffTaupoû to arifjieîov yepat'povTsç^. En Occident, Prudence (-|- 410-415) nous montre les empereurs désormais adorant la croix ■', et saint Jérôme rapporte à la croix \Adorate scabellum pedum eius du psaume xcviii^. Ni l'un ni l'autre cependant ne spécifient de quelle croix précisément il s'agit.
Passons aux images proprement dites de Jésus- Christ, de la Vierge et des saints. Ici encore les témoignages abondent qui signalent ou supposent l'usage des images religieuses dans la vie et le coite chrétien; Nous ne ferons qu'indiquer ceux de saint Basile^, de saint Grégoire de Nazianze', desaint Grégoire deNysse*, d' Asterius d'Amasée ^ et de saint Nil^''^ pour l'Orient; pour l'Occident, ceux de saint Jérôme*^,
1. Ap. CTOitL. Alex., Contra luhan., VI, loc. cit. Ce bois de ia croix. dont parle Julien est-îl celui de la vraie croix? C'est peu probable.