Mansi, l. c, 422; P. L., l. c
et du pape, pour les ramener dans la bonne voie ; et il s'achevait sur une série de textes patristiques, dirigés soit contre fes iconoclastes soit contre les iconolatres, textes entre lesquels on choisirait ceux qu'il conviendrait le mieux d'alléguer dans les négociations.
La secondé pièce émanée de la réunion de Paris était lei projet d'une lettre que l'empereur Louis devait écrire au pape'. On n'y trouve que des considérations générales sur le Men de la paix et la primauté romaine. ,
La troisième pièce était le projet d'une lettre que le pape lui-même écrirait à Michel le Bègue, projet dans lequel on avait intercalé — c'était la quatrième pièce — des fragments d'un mémoire des évêques francs à Eugène 11^. Ces- fragm^ojts reproduisaient sur les images l'enseignement des Lîprescarolins. Ces images, disait-on, sont chose indifférente, qui n'intéresse ni la foi, sni l'espérance, ni la charité de rÉglise, et l'on ne doit donc ni les imposer ni les prohiber, ni les honorer ni les détruire; elles n'ont qu'une vaîeur d'orneimentation et d'instruction ; leur culte est illicite. Ainsi l'assemblée de Paris ne se conteiitaît pas de rejeter la doctrine romaine : elle prétendait dicter au pape la lettre qu'il écrirait en Orient , et les arguments qu'ily alléguerait pour désavouer les décisions de ses prédécesseurs et condamner un concile reçu par eux. On ne pouvait trahir plus de naïveté et de confiance en soi.
Ces divers documents furent remis, le 6 décembre 825 , à l'empereur qui en fit faire un extrait destiné à être porté au pape, conjointement avec une lettre qu'il adressait. lui-même à Eugène'. Nous ignorons quelle fut la suite de ces démarches. Rien, sans doute, ne fut