‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 1071 sur 1102 · Liber ado. Graecot, XCIH (P. L., CXXI · texte numérisé non relu

Liber ado. Graecot, XCIH (P. L., CXXI

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d'argent qui portaient, run en grec, l'autre ea latin, le texte du symbole de Constantinople tel qu'on le récitait à Rome, sans l'addition^. Ses successeurs persistèrent dans son attitude et, jusqu'au xi* siècle, le chant du symbole n'entra pas, à Rome, dans l'orrfo de la messe. Il n'y fut reçu qu'en l'an i(tt4i à la suite des -instances faites par l'empereur Henri II le Saint (1002- 1024) auprès du pape Benoît VIII (1012-1024) a. L'usage espagnol finissait par triompher.

Si les papes s'étaient si énergiquement refusés à introduire dans le symbole l'expression d'une doctrine que d'ailleurs ils approuvaient, ce n'était pas seulement chez eux fidélité à la tradition, c'était aussi précaution de prudence contre les récriminations dés Grecs, dont l'opposition à la doctrine comme à la formule du Filioque commençait à se faire jour. On a vu plus haut ' que saint Maxime avait déjà dû disculper aux yeux de ses compatriotes le pape Martin I" pour une formule analogue, et plaider l'équivalence des deux façons de parler l^uîouet St'uîoîl. L'incident n'eut pas de suite. On a supposé pourtant, non sans vraisemblance, que l'insistance avec laquelle saint Jean Bamascèhe rc'jette la procession du Saint-Esprit Ix toû utou n'allait pas sans quelque intention de protester contre le langage des Latins, dont il saisissait imparfaitement la portée.

Quoi qu'il en soit, le heurt inévitable sur ce point entre les deux Églises se produisit pour la première fois à GentiUy. En 767 il s^y tint un concile auquel as-

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