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LA THEOLOfGiB LATINE SÔITS GHARLEMAGNE. 525
sîstaient tjuelques envoyés grecs de Constantin Gopronynie à 'Pépin. L'objet principal du concile était la question des images, mais on sait par Adon que la question de la procession du Saint-Esprit y fat aussi discutée : « Facta est tune temporissynodus, anno in- <îarnationis Domini septingentesimo sexagesimo septimo, et qûaestio ventîlata înter Graecos et Romanes de Trinitàte, et ûtrum Spiritus sanctus, sicut procedit a Pâtre, Ita procédât a Filio ^ »
Nous ne sommes pas davantage renseignés sur cette discussion ni sur la conclusion qui lui fut donnée^, mais elle eut, entoutehypothèse, pour résultat de faire ressortir le dissentiment au moins verbal des deux Eglises, et sans doute de les rendre soupçonneuses visà-vis l'une de Tautré. Ce dissentiment cependant pouvait s'atténuer par une sage réserve dans' les affirmations, etune exégèse intelligente et large, comme celle de saint Maxime, pouvait lé rendre inofifensif. C'était, semble-t-il, la pensée des papes ; et aussi voit-on les envoyés d'Hadrien au VII* concile général accepter sans difficultés comme orthodoxe la profession de foi de Tarasiusqui déclarait croire en la procession du Saint- Esprit Ix toû Tca-cpcx; Si' utou^. Mais Charlemagne n'était pas l'homme de la diplomatie théologicpie. Puisque saint Augustin avait enseigné que le Saint-Esprit procède du Fils, toutes les Églises le devaient enseigner avec lui ; et puisque les. Grecs semblaient adopter un langage différent, il fallait hautement proclamer contre euxj et par une addition au symbole, qu'ils étaient dans l'erreur. Les Livres carolins (m, 3, 8) attaquèrent donc vivement cette même profession de foi de Tarasius, et la déclarèrent inacceptable. Hadrien la défendit, en faisant remarquer la façon déparier des anciens