Chroniq tw, P. L., CXXIII
s. Hàmi, XII, ii», VM.
526 HISTOraE DES DOGHfiS.
Pères, grecs et latins*. La réponse du roi fut la décision du concile de Frioul (796 ou 797), adoptant l'addition du Filioque « propter eos videlicet haereticos qui susurrant Spirîtum sanctum solius esse Patris, et a solo procedere Pâtre ».
On peut dire que le coup était droit contre les Grecs, bien qu'ils ne fussent pas nommés. A leur tour/ ils prirent l'offensive dans les troubles de Bethléem de 808, et accusèrent d'hérésie les moines latins qui chantaient le Credo a.\ec le Filioque. On sait la suite, et comment le pape Léon III, tout en approuvant la foi des Latins en la doctrine que ces mots supposent, refusa de les admettre dans le symbole officiel; comment au contraire, de son côté, Charles fit définir la doctrine et adopter l'addition du Filioque^&v le concile d'Aix-la- Chapelle (809).
L'incident de Bethléem ne paraît pas avoir suscité d'autre émoi en Orient, et la controverse entre Grecs et Latins, dont le règne de Charlemagne n'avait vu que les débuts, s'assoupit jusqu'à l'éclat de Photius de Constantinople en 867. Mais elle entra dès lors dans une période aiguë dont on peut dire qu'elle n'est plus sortie. Plusieurs fois réunie depuis à l'Église latine, l'Église grecque ne l'a jamais été que d'une façon lâche et éphémère, et à chaque rupture, le différend du Filio' que a été invoqué par elle comme une cause d'obligatoire séparation.
§ 3. <-- Controverse christologique. L'adoptianisme
espagnol^.
La controverse trinitaire dont il vient d'être question n'avait en somme qu'agité assez peu le règne de