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LÂ^ THEOLOGflË LATINE sous GHARLEMAGNE. 545
lui imposera une pénitence" secrète. Devra-t-il néanmoins s'abstenir d'exercer les fonctions de son ordre? Théodulphe le laisse à sa discrétion; mais il ne le croit pas nécessaire, puisque la faute n'est pas connue : « Si occultum est, poterit occulte, in suo permanens gradu, agere paenitentiam ^. »
C'est ainsi que peu à peu l'ancienne discipline pénitentielle se rapprochait, même par sa forme ext-érieure, de la discipline actuelle. Notons seulement, avant de quitter ce sujet, qu'à l'époque que nous étudions, c'est-à-dire sous le règne de Charlemagne, on a déjà commencé à admettre sur le continent l'idée et l'usage anglo-saxons de la-compensation ou du rachat de certaines pénitences fixées par les pénitentiels ^. Le Valicellanum /remarque que si quelqu'un ne peut jeûner, il pourra, pour compenser sept semaines de jeûne, donner en aumônes vingt sous s'il est riche, dix sous s'il est dans la médiocrité, troijs sous s'il est très pauvre. Et il ajoute ce conseil tout plein de mansuétude évangélique : « Et hoc scitote, fratres, ut dum venerint ad vos servi vel ancille querentes penitentiam, non eos gravetis, neque cogatis tantum ieiunare quantum divites, quia servi vel ancille non sunt in sua potestate. Ideoque medietatem penitentie eis imponite ^. »
Le même second capitulaire de Théodulphe, qui contient de si précieux détails sur la pénitence, en contient aussi sur l'extrême-onction. On a vu que la mention de ce sacrement apparaît fréquente à partir du vi" siècle "•. Le concile d'Aix-la-Chapelle de 801 rap-