In loann., Il, 6, Lom. I, 108-110, P. G., XIV
308 LA THÉOLOGIE ANTÉNICEENNE.
invoquer pour appuyer ce reproche n'ont vraiment pas la portée qu'on leur voudrait donner ^ . L'accusation de subordinatianisme est plus sérieuse ; et il est bien certain que plusieurs passages des écrits d'Origène ont besoin, pour paraître orthodoxes, d'être interprétés avec indulgence. Ainsi, le Verbe, dit-il, n'est pas ô ôso'ç ni «utoQeo'ç, mais âsôç, Seurspoç ôeo'ç : il n'est pas, comme le Père, auToayaôov, àirXwç àyoL^ôq, dcTrapaXXàxTWç (XYaOo;, mais seulement atxàv àYaToOïiTo;^ ; il n'est pas absolument simple, mais, occupant le milieu entre l'un et le multiple, il contient les idées du Père, les types des êtres réalisables [cÙGr-ruxa 9ewpr,{jt.aTwv) ^ : il ne connaît pas le Père aussi bien qu'il en est connu, et la gloire qu'il en reçoit est plus grande que celle qu'il lui rend''. Pareillement, son action est moins étendue : elle ne s'exerce que sur les êtres raisonnables (lui [xova th. Xoyixà)^. Bref, il est Dieu, mais sous le Père (ôeov xaxk xov tc5v -SXwv Oeov xal Tra-cepa) ^. — Aussi ne doit-on point lui adresser purement et absolument ses prières. On les lui adresse, car il est Dieu, mais afin que, comme pontife, il les présente au Père'^. Quant au Saint-Esprit, il est, lui aussi, inférieur ai^Père et au Fils ^. Sa sphère d'action est moins étendue que la leur. Celle du Père s'étend à tous les êtres, celle du Fils à toutes les créatures intelligentes, celle du Saint-Esprit seulement aux justes : ÊTi Se '^TTOv TO TTveujAa TO âyiov Itti fAOvou; Toi)? uyiouç Siïxvou-
1. KTÎffa; {In loann., I, 22, Lom. I, 40; P. G., XIV, 56); TipcffêûxaTOv ■TrâvTMv TMV STi(Jt,toupYï]u.âTMV (C. Cels., V, 3").
2. C. Cels., V, 39; De princ, I, 2, 13; cf. In loann., VI, 23.
3. In loann., II, 12; I, 22, Loin., I, 41, 42; P. G., XtV, 56.
4. De prmc.IV, 33 ;J» loann., XXXII, 18, Lom., II, 473; P. G., XIY,821.