‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 116 sur 1102 · In Lucam, hom. XIY, Lom., V, 134; P. G., XIII · texte numérisé non relu

In Lucam, hom. XIY, Lom., V, 134; P. G., XIII

dans celte union même, contracte une souillure : « Quaecumque anima in carne nascitur iniquitatis et peccati sorde poUuitur^ » Tout enfant apporte donc en naissant cette souiJJure, et c'est en elle qu'Origène est disposé à voir le péché d'origine. Maintenant, d'où vient que la chair souille ainsi l'âme qui s'unit à elle? Notre auteur en indique la cause quand il remarque qu'Adam n'ayant commencé à engendrer qu'après son péché, notre corps par lui-même est un corps de péché, et encore, que tous les hommes se trouvant contenus dans les flancs d'Adam vivant dans l'Éden, ils ont tous été avec lui et en lui (cum ipso et in ipso) expulsés du paradis terrestre, c'est-à-dire subissent tous les suites du péché d'Adam ^. Origène nous présente ainsi une théorie bien près d'être suffisante du péché originel : il en fournit, en toute hypothèse, les éléments, quoiqu'il ne les ait pas assez rapprochés ni liés ensemble.

Mais si la souillure native est un fait universel, il faut malheureusement constater aussi comme un fait universel que l'homme suit ses mauvaises inclinations, et commet journellement le mal : irpoç to àfjLap-ravstv -KEmxaixsv 3. Sous l'influence de la concupiscence, des mauvais exemples et du démon, le péché s'enracine, se multiplie et envahit tout en nous''.

C'est pour expier ce péché que Jésus-Christ est venu au monde. Son âme, créée dès le principe avec les autres esprits, était seule restée absolument fidèle à Dieu, et, unie d'abord moralement au Logos par son libre

1. In Levitic, vm, 3; InLucam, hom. XIV, Lom., V,13i; P. G., XIJI, 1334; C. Cela., VU, SO.

2. In Rom., y, 9 (Lom., VI, 397; P. G., XIV, 4047) ; V, 1 (Lom., VI, 326; P. G., XiV, 1009, 1010).

3. C. Cels., III, 66; III, 62; In Roman., I, 1, Lom., VI, 14; P. G., XIV,

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