Deprincip.,m, 2, 2; C. Cels., III
314 LA THÉOLOGIE ANTEWECEENNE.
choix, elle avait vu cette union se transformer, par une longue habitude éa bien, en une seconde nature et acquérir une immuable fixité ^ Pour nous sauver, le Logos s'unit plus- intimement à cette âme, et par l'intermédiaire de l'âme ^, s'unit à un corps, mais à un corps beau et parfait, puisque chaque âme a le corps qu'elle a mérité et qui convient au rôle qu'elle doit remplir^. Jésus naît d'une vierge; sa naissance est réelle; il prend nos faiblesses, nos infirmités, notre passibilité ; il accepte nos passions légitimes et tout ce qui est de rame raisonnable-'. Le docétisme aussi bien que l'apollinarisme futur sont écartés par Origène, encore qu'il retienne du premier quelques restes insignifiants qui ne méritent pas- d'être relevés^.
Jésus-Christ est, et reste donc vraiment homme dans l'Incarnation ; d'autre part, le Verbe n'y change pas non plus, ne perd rien de ce qu'il était : ir, ouata (jlsvwv Xo'yoç •» : il s'ensuit que dans le Sauveur il. y a deux natures : il est Dreii et homme, Deus^ homo : « Aliud est in Christo deitatis eius natura, quod est unigenitus filius Patris, et alia humana natura quam in novissimis temporibus pro dispensatione suscepit '^. » Mais s'il y a deux natures, il n'y a qu'un seul être :; « Carie Verbe de Dieu, surtout après la dispensation, est devenu un (É'v) avec l'âme et le corps de Jésus. » Jésus est auvôexov Ti x.p^[xa ^, S'efforçant de définir de plus près cette union, Origène la compare à celle du fer et du feu dans