C. Cels., II, 9 ; I
le ier rougi, et ajoute (d'ailleurs que le corps et l'âme ne sont pas seulement associés au Verbe (xoivwvta), mais lui sont joinls par une union et un mélange (évwcrst x«l âvaxpdcffsi) qui les a rendus participants de la divinité et les a transformés en Dieu (eiç 6£ov [AerotgsêTixévai) * . Eaq)ressions trop fortes évidemment, et qui doivent se corriger par ce qui est dit plus haut, mais qui montrent l'idée <jue l'auteur se fait, et qu'il essaie de traduire, de l'unité de Jésus-Christ. Il la traduit encore'par la communication des idiomes dont il n'use pas seulement, mais dont il a été le premier ùformuler la loi et à montrer, dans l'union hypostatique, la raison d'être ^.
L'œuvre terrestre du Christ a été envisagée par Origène à peu près sous tous ses aspects, et il a eu l'occasion, dans ses immenses commentaires, d'en mettre en lumière tous les résultats, Jésus-Christ est notre législateur, le Moyse de la nouvelle loi : il a paru comme le docteur des justes, comme le médecin des pécheurs, comme un modèle de perfection dont l'imitation nous conduit à la participation de la vie divine^; mais il a paru surtout comme notre rédempteur et la victime pour nos péchés ''.
Origène a conçu sous une double forme l'acte libérateur 'de Jésus-Christ. Dans un certain nombre de passages, il y voit une rédemption, un rachat proprement dit. Par le péché nous avons été livrés au démon, nous sommes devenus ses esclaves au sens antique, sa propriété. Pour nous racheter, Jésus-Christ donne au démon sa propre vie, son âme, lui-même comme notre rançon, le prix dont il nous paie (àvTdt)iXay(Aa) :