Lom., VII, 247; P. G., XIV
4. In Librum lesu Nave, XXV, 4; In Numéros, XXI, i;In Luc, hom III; hom, XYII.Lom., V, 451 ; P. G:, XIII, 48i7; In Levit., lioin. XIV, 3, Lom., IX, 415; P. G., XII, 555; J» Matlh., X,.S.
5. In Escod., hom. YI, 13; Bb princip., II, 3, 5; Origène pensait que l'expression « in saecula sseculorum » pouvait désigner une <lurée luiie..
6. On trouvera dans HuET,'Ori;g'«»mna,lib. II, qu.ll, n°20(Lom., XXllI, 203suiv.;P.6.,XYn, 103<)),etdansBiGiG, Tàe Christian Platonisis, p. 230,. uQle 1, la liste des textes de rilcriture invoqués par Origène.
328 LA THEOLOGIE ANTENlCElilNNE.
présenter comme éternels les supplices des méchants, c'est afin' d'effrayer les pécheurs, de les ramener dans la voie droite, et l'on peut toujours, avec de l'attention, démêler le vrai sens de ses textes ^ Mais d'ailleurs, il faut poser en principe que Dieu ne châtie que pour corriger, et que sa plus grande colère ne se propose que l'amendement des coupables. Comme le médecin qui use du fer et du feu pour traiter certaines maladies invétérées, ainsi Dieu emploie le feu del'enfer pour guérir le pécheur impénitent : « Ex quo utique intellegitur quod furor vinclictae Dei ad purgationem profîcit animarum... Ea poena quae per ignem inferni diciturpro adiutorio intellegitur adhiberi ^. » Toutes les âmes, tous les êtres intelligents dévoyés rentreront donc tôt ou tard dans l'amitié de Dieu. L'évolution sera longue, immensément longue pour quelques-uns, mais un temps viendra où Dieu sera tout en tous. La dernière ennemie, la mort, sera détruite, le corps sera spiritualisé, le monde matériel transformé, et il n'y aura plus dans l'univers que paix et concorde^. Cet état sera-t-il au moins définitif, et la liberté créée s'y reposera-t-elle sans retour de ses agitations? Logiquement, et puisque l'exercice de cette liberté persiste,