Epiit., LUI, n
LE MILIEU 6£aSCO-ROMAI]Si ET J8J1F. 27
la sépulture au cadavre du criiaifiel, maà& eneai?© il veut que l'on ne distingue; pas eatre eeux à q«i l'on^fait dubien^queL'Qttxegarde resclayeGQmme son pcochain, et que nos ennemis mêmes, ne soient pas exclus de nos bienfaits : H&minibu& pj'QdJ&s&e. naturm me ùibet, et servi liberi ne suai hi^ iagenui an. libertinL.. quid. l'efertP Ubicumque hama est,, ibi beneficii lacus est*'. — Si deos... imitaris. dxu et ingratis. benef.ci&, nom et sceJeratis sol oritur ^ .
Ce sont là de beaux, enseignements, et l'on eonçoit que beaucoup de. chrétiens aient cru, à partie du IV* siècle, que Sénèque les avait reçus da saint Paul*. Cependant, quand on va au. fond de toute cette philosophie^ et que l'on en considère toutes, les affirmations, on ne trouve plus qu'elle cadre, aussi bien avec les préceptes et surtout avec l'esprit de l'Évangile. Mais il importe de remarquer d'autre part quie ces leçons ne restaient pas, autant qu'on pourrait le penser, à l'usage exclusif de la haute; société det L'empire. A coté des philosophes qui, comme Cicéron, Sénèque ou, Carnutua^, écrivaient et parlaient pour les patriciens, il y avait des pliiiosop^es prêdiLeateurs, comme Papirius Fabianus et plus tard Bion, GhEy-»sostome (vers SO^-ll&X vivant de la. vie dui peupla, qui s'adressaient à la. foule dans les théâtres ou. au. coin des ruest et qui l'ùiitiaient^ dans la mesure doi^ elle était capable de l'être» à e^s fortes doctrines.
L'aperçu, que l'on vient de^ lire se rapporte à la philosophie et à la morale païennes aui moment d& la prédis cation des apôtres^ Mais, à mesure que; ffon avalise vers la fin du i" siècle, et surtout ajo, ii^ siècle, on vait