Epîst. ad Avitum, 3 (P. L., XXII
2. De prîncip., III, 1, 21 ; III, 6, 3, trad. de saint Jérôme.
3. De princip., III, 6, 6..Enlre l'idée du retour définitif de la créalurfr à Dieu et celle de la possibilité pour la liberté de changer indéfiniment^ il y a, comme on l'a remarqué, contradiction.
830 LA THEOLOGIE ANTÉNICÉENNE.
sont redevables. Athanase et les Cappadociens ont trouvé dans Origène des arguments pour le consubstantiel, et les Ëusébiens des arguments en faveur du subordinatianisme. Apollinaire s'est vu réfuté d'avance par son affirmation si énergique de l'existence en Jésus- Christd'une âme libre. Mais, en revanche, la théologie grecque n'a jamais défini aussi strictement que la latine la théorie de la satisfaction du Christ rédempteur qu'Origène avait négligée. Ses opinions sur la préexistence des âmes, sur la spiritualité des corps ressuscites, sur Yapocatastasis ont soulevé plus tard des tempêtes dont sa mémoire a souffert, mais elles avaient, à la fin du iv^ siècle, gagné bien des partisans. Ainsi reçu ou discuté, condamné ou suivi, mais toujours exploité même par ceux qui l'ont contredit, Origène est resté le vrai fondateur de la théologie scientifique grecque. L'Église d'Orient n'a pas compté d'explorateur, et, si l'on peut ainsi parler, de pionnier théologique plus hardi, ni de plus riche semeur d'idées. Si parmi ces idées, comme parmi celles de Clément, quelques-unes n'ont pu être reçues de l'Eglise, on ne saurait cependant en conclure, comme on l'a fait, que le christianisme des deux grands alexandrins était, dans son ensemble, d'un type différent du christianisme occidental.