‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 140 sur 1102 · Ibid.; De monog · texte numérisé non relu

Ibid.; De monog

344 LA THÉOLOGIE ANTÉNICÉENNE.

En dehors du svmbole, Tertullien admet les recherches et les conjectures là où subsiste l'obscurité ou l'incertitude; mais il y est généralement peu favorable. L'abus qu'en ont fait les hérétiques le rend défiant visà-vis des études qui vont à approfondir curieusement les Ecritures et la foi^ C'est dire qu'il n'a que peu de goût pour la philosophie. Il ne l'exclut pas toutefois entièrement des moyens qui peuvent établir ou corroborer la vérité religieuse. Par moments, il constate que cette philosophie est d'accord avec le christianisme sur les vérités fondamentales du dogme et de la morale révélés, que certains de ses représentants ont pressenti et connu, vaguement du moins, le Logos, les anges et les démons, quelques autres de nos croyances encore ^ : « Seneca saepe noster ^ ! » que l'âme humaine est en quelque sorte naturellement préparée pour accueillir la parole divine''; et Tertullien estime, dans ces cas, la philosophie comme une alliée et une force bienfaisante. Mais quand il remarque que les hérésies sont venues précisément de ce que leurs auteurs ont tenté une combinaison impossible entre les données de leur philosophie et celles de leur foi, de ce qu'ils ont voulu plier celle-ci aux raisonnements et aux systèmes humains, alors il s'indigne et s'impatiente : « Adeo quid simile philosophus et christianus ? Graeciae discipulus et caeli? famae negotiator et vitae?... amicus et inimicus erroris? veritatis interpolator et integrator et expressor, et furator ejus et custos^? » Les hérésies

1. De praescr., 8-12, 44 : € Fides, inquit (Christus) tua te salvum fecit, non exercitalio scriplurarum. Fides in régula posita est : babet legem et salutem de observalione legis : exercitatio autem in curiositate con sistit, babens gloriam solum de peritiae studio. >

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