‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 144 sur 1102 · LIV · texte numérisé non relu

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L'ADOPTIANISME ET LE PATRIPASSIANISME. . 351

préférés étaient Euclide, Aristote, Tliéopliraste, Galien : des logiciens, des géomètres, des médecins. La méthode qiie l'on puisait dans leurs ouvrages était ensuite appliquée à l'explication des Écritures, D'interpréter celles-ci suivant la tradition et en conformité avec l'enseignement de l'Eglise on ne se souciait guère ; mais on se préoccupait d'en établir exactement le textCj et d'en ramener les exemplaires à la correction primitive, ce sur quoi d'ailleurs on ne parvenait pas à s'entendre. L'exégèse en était exclusivement grammaticale et littérale : elle se réduisait aux syllogismes <;onjonctifs ou disjonctifs qu'il était possible d'extraire d'un passage donné.

Entre les théodotiens qui se distinguèrent dans ces exercices, le traité contre Artémon, qui donne ces détails, signale Asclépias ou Asclépiodote, Hermopliile, Apollonius, auxquels il faut joindre sans doute un certain Natalius, qui fut quelque temps évêque du schisme sous Zéphyrin. Mais do tous les disciples du corroyeur, le plus connu est un second Théodote, surnommé le banquier, qui fonda la secte particulière des Melchisédéciens ^ .

. Il partageait sur la personne de Jésus les erreurs de son maître, en y ajoutant sur celle de Melchisédec des spéculations bizarres- Celui-ci était plus grand que Jésus : il était la plus grande puissance (Siivau.iv xtva (xsYfo'cïiv), « la vertu céleste de la grâce principale », médiateur entre Dieu et les anges, et aussi, dit saint Épiphane (^aer. lv, 8), entre Dieu et nous (eîaaYWYsa), spirituel et Fils de Dieu (uveup-aTixoç xal wîoç ôsoïï). C'est pourquoi nous devons lui présenter nos offrandes, afin

i. Sources spéciales : Phifosophoumena, VU, 36; X, 24. Le traité contre Artémon dansEusÈBE, H. E., V,28.PsEUDo-TERTnLLiEN, 24. Philas- TKius, 52. Saint Épiphane, Haer, lv. Eustathe d'Antioche, ap. F. Caval- LERA, s. Euslathii Antioch. in Lazarum... homilia christologica, Paris, 1908, p. xii-xiv.

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