Philosoph., IX, 10 ; Adv. Praa^ean, U
4. Adv. Praxean, 27 ; Philosoph:, IX, ii (pp. 442, 443). 8. Adv. Prax., 29.
366 LA THÉOLOGIE ANÏÉiNICÉENNE.
sophoumena, qui l'avait connu et fréquenté, en fait un contemporain de Zéphyrin et de Calliste, et ne signale entre son enseignement et celui de Cléomène aucune divergence. Mais, comme la secte sabellienne se maintint dans l'Église au moins jusqu'au milieu du v® siècle, des modifications se produisirent peu à peu dans sa doctrine qui l'amenèrent à une forme plus compliquée et plus savante. C'est sous cette forme que le sabellianisme nous est présenté dans les réfutations qui en furent faites au iv® siècle par Eusèbe, saint Athanase et saint Hilaire à l'occasion de Marcel d'Ancyre. Elle n'est pas la forme primitive, mais elle en dérive manifestement. On en trouvera dans Me"" Duchesne un excellent exposé ^ 5 et nous aurons l'occasion d'y revenir.
S 3. — L'opposition au monarchianiszne^.
Lemonarchianismepatripassien se heurta, à Rome, à deux oppositions : une opposition d'école et une opposition officielle de l'autorité ecclésiastique. D'une part, des docteurs, manifestant une tendance toute contraire à celle de l'hérésie, Tertullien, saint Hippolyte, réfutèrent avec vigueur et succès Praxéas, Epigone, Cléomène, Sabellius ; d'autre part, les papes Zéphyrin et Calliste intervinrent dans le débat pour condamner finalement la nouvelle erreur.
Dire ici en détail la doctrine et les arguments que les premiers opposaient aux patripassiens serait anticiper sur l'exposé que nous devons faire un peu plus loin de leur enseignement^. Qu'il suffise de remar-
i . Origines chrétiennes, chap. xviii, p. 282.
2. Les ouvrages relatifs à cette question ont été signalés à propos de saint Hippolyte et des Philosophoumena, ci-dessus, p. 337, note 3.