S. Cyphien, Epp. LXXI, 4; LXXIII
4. C'est la date adoptée par D. H. Leclercq, L'Afrique chrétienne, II, p. 344; cf. I, p. 32, et par P. Monceaux, Histoire littér. de l'Afr. chrét., II, pp. 19, 20.
s. Epist. LXXV, 7, 19.
6, Eusèbe, Hist. eccl,, VII, 7, S.
Tel était l'état des choses au moment où commença la querelle. En Afrique, malgré la coutume généralement établie, des scrupules se manifestaient un peu partout. Trois fois, dans l'année 255, saint Cyprien dut répondre à des consultations sur ce sujet'. Il le fit toujours en affirmant que les hérétiques et les schismatiques n'avaient aucun pouvoir de donner le baptême : « Dicimus omnes omnino haereticos et schis maticos nihil liabere potestatis ac iuris^. » Il sentait" cependant que l'opposition venait de Rome, et que 1-usage romain était la grande objection qui travaillait les esprits. Pour en finir avec la résistance, il voulut provoquer une explication décisive. En mai 256, il réunit à Carthage un concile de 71 évêques, lui fit approuver ses décisions, et écrivit au pape salettrcLxxii, dans laquelle il soutenait (3) le droit de chaque évêque de trancher en définitive cette question à sa guise. Il y avait joint ses lettres lxx et lxxi, cette dernière à Quintus.
Le pape était alors Etienne (12 mai 254-2 août 257). Une certaine froideur régnait déjà entre saint Cyprien et lui, occasionnée par des dissentiments antérieurs. Le ton de la lettre de Cyprien et surtout la teneur de sa lettre lxxi, franchement blessante pour le pape, n'étaient pas de nature à l'atténuer 3. Aussi, à en croire