EnsÈBE, Hîst. eccZ., YII, S
2. V. P. MoxcEABx, Hist. lut. de l'Afrique ehrét., II, pp. 91-97.
3. Epp. LXIX, 2, 3; LXXIII, 7, 10-12; LXXIV, U; LXXV, 11, 16.
Jésus-Christ; elle ne peut donc lui engendrer des enfants ^ . Et d'ailleurs les adversaires accordent que les hérétiques sont incapables de communiquer l' Esprit- Saint, puisqu'ils reçoivent précisément dans l'Église, par le rite collateur du Saint-Esprit, ceux d^entre les dissidents qui se convertissent. Mais comment les hérétiques seraient-ils incapables de cette communication, si leur baptême remettait les péchés ? Car le Saint- Esprit est, en définitive, l'auteur de la rémission des péchés dans le baptême. L'Eglise, le Saint-Esprit, le vrai baptême sont trois termes étroitement liés et qui vont nécessairement ensemble 2. Et maintenant, autre ordre d'idées — celui-ci plus dangereux — , comment un ministre du sacrement qui n'a lui-même ni la vraie foi, ni la grâce, ni le Saint-Esprit pourrait-il en faire part aux autres? Gomment pourrait-il être le coopérateur de Dieu, étant son ennemi? « Quomodo autem mundare et sanctificare aquam potest qui ipse immundus est?... aut quomodo baptizans dare alteri remissionem peccatorum potest qui ipse sua peccata deponere extra ecclesiam non potest^? -o « Haereticum hominem sicut ordinare non licet, nec manum imponere, ita nec baptizare, nec quicquam sancte et spiritaliter gerere, quando alienus sit a spiritali et deifica sanctitate''. » Et de même, il faut considérer la foi du baptisé, lequel ne saurait recevoir la grâce donnée dans l'Église qu'à la condition de croire comme l'Église^. Que si enfin les adversaires invoquentl'usage de Rome, les Africains peuvent invoquer aussi le leur sanctionné depuis longtemps par le concile tenu sous Agrippinus ^.
i. Epp. LXXIV, 6; LXXV, ii.
2. Epp. LXIX, iO, 11 ; LXX, 3; LXXHl, 6; LXXIV, 4, S; LXXV, 8, 12.