‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 167 sur 1102 · Epp. LXXIII, 4; LXXV · texte numérisé non relu

Epp. LXXIII, 4; LXXV

'2. On en -trouvera -ane bonne analyse dans P. Monceaiec, Sitit. MU. de l'AfnQue chrét., jf, ,pp, =04-96,

8. PbsTius, 'Gùprianivita, 14 ('Hartel, S. Cypriani OT^era, ill, ;p. ct) cf. Ep. LXXX, 1.

388 LA THÉOLOGIE ANTENICÉENNE.

et l'Église de Césarée de Cappadoce^ . L'Afrique, d'ailleurs, ne tarda pas à se rallier à l'usage romain. Le concile d'Arles de 314, où se trouvaient nombre d'évêques africains, ordonna dans son canon 8 : « i>e Afris quod propria lege sua utuiitur ut rebaptizent, placuit ut, si ad Ecclesiam aliquis de haeresi venei'it, interrogent eum symbolum; et si perviderint eum in Pâtre et Filio et Spiritu sancio esse haptizatum, manus ei tantum imponatur ut accipiat Spiritum sanctum. Quod si interrogatus non responderit hanc Trinitatem, haptizetur. » Au temps de saint Augustin, les orthodoxes n'éprouvaient plus de difficultés à ce sujet.

En Orient, les hésitations furent plus longues. A la fin du iv° siècle, saint Basile témoigne qu'à Iconium on avait adopté les décisions romaines; mais pour lui, à Césarée, il suivait un usage contraire, bien qu'il fût disposé à transiger dans l'intérêt de la paix, et à reconnaître comme valide le baptême des simples schismatiques^. Le concile de Nicée en Bithynie (325) admit les ordinations des novatiens (can. 8), mais il ordonna de rebaptiser les partisans de Paul de Samosate (can. 19). Saint Athanase affirme cependant^ que ceux-ci baptisaient au nom de la Trinité, mais ils n'entendaient pas, dit-il, par le Père et le Fils, ce qu'entend l'Église : ils étaient hérétiques, et c'était assez pour qu'on repoussât leur baptême. Et pour le même motif, il rejette lui-même le baptême des ariens en le déclarant vain et. inutile, xsvov xat à^uffiTsXEç''.

Quant à Antioche et à la Syrie, les Constitutions

Page 1