‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 171 sur 1102 · VQir ol'desaous, p. 482 et auiv · texte numérisé non relu

VQir ol'desaous, p. 482 et auiv

392 LA THÉOLOGIE ANTÉNICEENNE.

le Carmen apologeticum de Commodien ^ Mais peutêtre ne faut-il pas exiger trop de précision théologique dans cette poésie fruste et embarrassée. En tout cas, nos docteurs y ont formellement contredit. Ils n'y ont pas seulement contredit : ils ont exposé sur la Trinité, et en particulier sur la génération du Verbe, des vues positives et synthétiques. Certaines de leurs tendances et de leurs expressions inquiétèrent, nous l'avons dit ailleurs 2, l'autorité ecclésiastique qui leur en signala le danger. Dans l'ensemble cependant, ces vues constituaient un progrès théologique considérable sur ce qu'on avait écrit au ii* siècle.

Examinons d'abord ce qui regarde la génération du Fils et sa distinction d'avec le Père.

C'est surtout aux chapitres 10 et 11 de son traité contre Noet, et au livre x, 33 des Philosophoumena, que saint Hippolyte s'explique sur cette question. Au commencement, dit-il, Dieu était seul ; mais cependant, tout en étant seul, il était multiple ([xovo; àv itoXùç ^v), car il n'était pas sans parole ni sans sagesse [ou-zt ykf dfXoyoç ouTe aaocpoç)^. Ce Dieu engendre d'abord par sa pensée le Verbe, non le verbe qui serait une simple voix, mais le Verbe qui est son raisonnement ou sa parole intérieure (IvSiâOeTov tou wavto; XoyiffiAov). Hippolyte insiste sur le caractère de génération qui est celui de l'acte divin. Le Verbe n'est pas de rien (l| «ùSevoç), comme le monde : il est, et lui seul. Il ovtuv, et le h dont il est {il o?) c'est le Père. Il est donc véritablement et proprement engendré (YewSv, àTcoYewa)^.

1. Vers 91 et suiv. ; 277 et suiv. ; 363 et suiv.; 617 et suiv. ; et cf. 327 et BUÎT. ; 3S7, 414, 775 et suiv. — II y faut joindre le prologue monarchien sur saint Matthieu, d u m* siècle, dans Wordsworth and White, Novutn Testamentum D. N. I. C. latine secundum editionem S. Hieronymi, Pars I, Oxoniî, 1889-98, p. 16.

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