Contra Noet
*• ©sbç ).ÔYOV itpwTov IvvoYiOeîç ÙTtOYevv^, où Xoyov ûç çuv^^v, âXXt
De cette façon, continue Hippolyte, il y eut un autre par rapport au Père (oSJtwç TraptffxaTo auTw eTepo;), non pas que l'on doive dire deux dieux, car le Verbe est « une lumière produite par une lumière, comme une eau qui sort d'une source, un rayon qui s'échappe du soleil... le Verbe est l'intelligence (voûç) qui, apparaissant dans le monde, s'est montrée comme Fils de Dieu^ ».
De même que les apologistes grecs cependant, Hippolyte met la génération du Verbe en rapport intime avec la création, la mission créatrice du Verbe étant en quelque sorte contenue dans sa génération, et cette génération n'étant connue du monde et n'existant pour lui que par la création. Le Verbe engendré est montré, s'avance (eSsiÇs, TrposXeetv) pour créer. C'est que, en vertu de sa génération, il a reçu et il porte en lui les idées conçues par l'esprit du Père, et il connaît aussi ses volontés. Il sera donc l'exécuteur de ses desseins et l'organe (IpYatïiv) de la création 2.
Bien plus, les apologistes n'avaient rattaché à la génération du Verbe que la création, Hippolyte y rattache l'incarnation. Le Verbe est Fils puisqu'il est engendré, et c'est pourquoi Hippolyte le nomme f^ovo- Yevv^ç ; mais cependant cette filiation ne devient complète que par l'incarnation, qui y ajoute un nouveau titre et que le Père prévoyait déjà. Si donc Dieu a appelé le Verbe son Fils (absolument), c'est par prolepse, et parce qu'il le devait devenir un jour (...tov Xôyov Sv uîov 7tpoffï)YÔp£UE Sioe to [jlîXXêiv «utov Ysvéaôai) : « Sans la chair et considéré à part soi. le Verbe n'était pas
èvSiâOeTov toû TravTo; XoYifffJiov. Toùtov {aôvov êÇ ôvtwv ÈYevva-Tè yàp fiv aÙToç ô Tiax^p ^v è| ou tô xoO Yevvïiôjjvat atTiov toîç ytvojjiÉvoi; )>6yo; ^v (Phil ., X, 33, p. SIS, S16). Le mot Travxo; ici désigne le Père, cf. Contra Noet.,ii.
i. Contra Noet., li ; cf. 10.
a. Contra Soet., 10; Philos., X, 33.
304 jLA ?:HÉPLt>eiE A;«y:ÉNI6E^N^,
FiJ[s .e.oiïip]ie.t, îîiçnque, jBjonogièjie, il fûi> V^ïk&^coxnpl(3tV. «
Venons îas^ijiteniaBt à l'exposé de larinêni^ doetrme diez XertwlHen. Teptullien l'avait es^ftispée ■déjà4âB& VApalftge.Ucum [^i) en i97:; ,iBa/is il I'^ aret^asTôiliée #t préiçis^e 4aBs VAdversu^ Pf^ioPfian coïïipfj^é -^Ptr^ 213-225. C'est sîiptaTjt .d'^après ce idersniier ouvre^g^ qu'on e;? parjg iei,
Pans le pRiacipe, écrit Tgrtiilliç^nj Wim estait .seîiil, seul en ce sens que rjen ii'existsit ^çn dehpy« de lui, qfup il p.yait.en lui pa. raison. :|Qette raisoïiles jQjpeçsriap|3ieJ.îent ).oyûç, les ..Latins .^^rmp, mais plutpt ppwr îSJffîpli'' fier, iQfir la j'aison est comme lelond et la s.ubSitanpe d^ laparple, et la parole est la raison en exercice. .I^x^^is ne pouyons ^en ^ffet penser, ssais parjer intérieurement notre pensée, pi parler sans ^expjimpf ce que nous pensp^s. Ainsi |)ie]i aéeessairement pensant ppsséd&it nécessairement en lui une parole intérimaire qu'il p?odyiisait et gui était, par rapport k lui, unsecppid terme : « liahentem (Deum) in semetipsp prpincje rjatipaeffi, et in ratipne sprmpnejçn quem secundumase ,fa.c,epet a^itandp intra sp j> (5).
.(^uand Dieu ypulut créerj il prpÇérg cpt^te parple iii^ térieure qui pontepait sg r=aispp pt .sps idées, ptp?ir plie futçréjérimivprs (6), JUp Vpjjxp, ca,cl}é jiisq.sie4,àpnPipUj^ réalise tPUt spn nom ; il devieiit ttçp ypj? et iuç spn lorsque jÇ)jpu dit ; Fiat luxï Cette prp],atipn pon§tir. tue la naissance parfaite à^ Verbe^ car aupArayajit U éjait ÎQVWP iço/iditus), porté dans les pntr^iJiçs dp Père : maintenant il est enfanté, il apparaît comme Fils :
« Haeç est nativitas perfecta sermonis dura ex De;o procedit, conditus ab eo priraum ad «ogitatum in nomine so-