‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 174 sur 1102 · Y. la note précédente · texte numérisé non relu

Y. la note précédente

396 LA. THÉOLOGIE ANTÉNICÉENNE.

ambo, Ita et de spiritu spiritus et de Deo Deus module alternum numerum, gradu, non statu fecit, et a matrice non recessit sed excessit*. »

Passons enfin à l'exposé donné par Novatien dans son De Trînitate. Il est beaucoup plus simple. Avant le temps, toujours, le Père possède en lui, engendre le Fils. Bien que le Fils, conçu et né éternellement du Père, reste en lui, cette première naissance suffit pour que Dieu ait toujours été Père : « Hic ergo (Filius), cum sic genitus a Pâtre, semper est in Pâtre. Semper autem sic dico, ut non innatum sed natum probem... Semper enim in Pâtre, ne Pater non semper sit Pater » (31). Cette première génération toutefois doit recevoir un complément. Quand il le veut, c'est-à-dire au moment de la création, Dieu profère son Verbe : celui-ci ne naît plus seulement, il procède ; il était dans le Père, il devient avec le Père : « Ex quo (Pâtre), quando ipse voluit, sermo Filius natus est... ; hic ergo, quando Pater voluit, processit ex Pâtre ; et qui in Pâtre fuit, processit ex Pâtre ; et qui in Pâtre fuit, quia ex Pâtre fuit, cum Pâtre postmodum fuit, quia ex Pâtre processit » (31).

Ainsi né et sorti du Père, le Fils est une seconde personne, et comme tel, distinct de lui ( « secundam personam efficiens postPatrem, qua Filius », 31, col. 950); mais d'ailleurs il est « substantia divina » (31, col. 950, A), Dieu, comme le Père (11-24,31). Entre eux il existe une « communie substantiae » (31, col. 952, B). Si le Père est antérieur au Fils, c'est seulement « qua Pater » (31, col. 949, B) ; de même que le Fils n'est une seconde personne après le Père que « qua Filius » (31, col. 950, A).

Si maintenant nous comparons les trois exposés que nous venons de rapporter, il est aisé de voir en quoi

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