Epist. LXXXVIII
3. Tout au plus peut-on remarquer que Lactance nomme volontiers le Verbe un esprit (II, 9, col. 294; IV, 8, col. 467).
400 LA THÉOLOGIE ANTEMCÉENNE.
lever. Un reproche analogue a été fait à Hippolyte : il n'aurait pas, suivant M. Harnack, regardé le Saint- Esprit comme une personne proprement dite. 11 compte en effet en Dieu ■npôdôma. ouo, oixovo[ji.ia Se rpix/jv Tviv x"P''' "^^^ a.'^iov TCveuu.«Toç *. Le Saint-Esprit n'est donc pas pour lui un TipcacoTrov. — Il est vrai que notre auteur ne lui en donne pas explicitement le nom; mais il faut se souvenir qu'entre trinitaires et modalistes la question portait uniquement sur la nature de la distinction existant entre le Père et le Fils : le Saint-Esprit restait en dehors de la controverse, et l'on ne sentait pas encore le besoin de préciser le langage à son égard. Il a donc suffi à saint Hippolyte d'en parler comme d'un troisième terme numérique dont la présence complétait la trinité (xpiSç) ^. 11 le suppose d'ailleurs Dieu comme le Père et le Fils ^.
Novatien suppose aussi cette divinité du Saint- Esprit. Bien qu'il ne le nomme nulle part Dieu explicitement, il lui attribue une éternité divine et une vertu céleste, diviiia aeternitas, caelestis virtiis [De Trin., 29) et le déclare illuminator rerum dwinarum (16). Sa place est entre le Fils de qui il reçoit et les créatures à qui il donne [ibid.].
Mais celui de nos auteurs qui a le mieux parlé du Saint-Esprit, à l'époque où nous sommes, est Tertullien. Traduisant d'un mot toute la tradition antérieure, le premier et le seul parmi les Pères jusqu'à saint Athanase, il a affirmé d'une façon expresse, claire et précise sa divinité. Montaniste au moment où il écrivait VAdf^ersus Praxean, il a énergiquement proclamé les grandeurs du Paraclet. Le Saint-Esprit est Dieu (13, 20), de la substance du Père (3, 4), un