‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 177 sur 1102 · Contra Noet., 8, i · texte numérisé non relu

Contra Noet., 8, i

LA THÉOLOGIE LATINE AU IIP SIECLE. 40i

même Dieu avec le Père et le Fils (2). Il procède du Père par le Fils, û^ Pâtre per Filium (4), « a Deo et Filio sicut tertius a radice fructus a frutice, et tertius a fonte rivus aflumine, et tertius a sole apex ex radio » (8). 11 est le vicaire [vicaria vis) du Fils ^ docteur de toute vérité (2).

Il y a donc trois termes en Dieu : le Père, le Fils et le Saint-Esprit. On vient de voir ce que nos auteurs ont dit de chacun d'eux* Tertullien le résume et le complète dans son traité contre Praxéas, en même temps qu'il esquisse un tableau vigoureux de leurs relations mutuelles et du mystère de la Trinité.

Avant tout, remarque-t-il, il faut affirmer l'unité de Dieu (2) ; mais cette unité n'exclut pas une certaine économie. Le mot oîxovout'a ^ est cher à Tertullien (3) ; il indique, selon lui, qu'il y a en Dieu une dispensation, une communication de l'unité qui en fait découler une trinité : « unitatem in trinitatem disponit » (2). Cette dispensation ne divise pas l'unité, elle la distribue seulement; elle ne renverse pas la monarchie, elle l'organise. Quant aux nouveaux termes ainsi obtenus^ ce sont des substances spirituelles [suhstantivae resy 26, cf. 7), comme des portions de la substance divinetotale [ex ipsius dei substantia — ut portio aliqua totius, 26, cf. 9); ce sont des personnes [illam dico personam, 7, et voir 11, 12, 13, 15, 18, 21, 23, 24, 27, 31). Comme équivalent de persona, Tertullien dit aussi species, forma, gradus (2, 8).

Ces trois personnes sont numériquement distincte»entre elles. Contre les sabelliens, le grand africain a. établi cette vérité avec une abondance de textes et de raisons qui ne laissent rien à répliquer : « Duos quidem defmimus patrem et filium, et iam très cum spiritU)

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