Cf. S. HippoLYTE, Contra Noet
402 LA THÉOLOGIE ANTENICEENNl.
sancto secundum rationem oeconomiae quae facit numerum « (13, 2, 8, 12, 22, 25). Mais, d'autre part, on l'a vu, ces trois personnes sont Dieu : elles ont même nature, même substance, même étafc, même pouvoir, même vertu : « Et pater deus, et fîHus deus, et spiritus sanctus deus, et deus unusquisque » (13). « Très autem non statu, sed gradu, nec substantia, sed forma, nec potestate, sed specie, unius autem substantiae et unius status et unius potestatis » (2, •cf. 22). Elles ne sont pas itnus : « unus enîm singularis numeri significatio videtur » (22); mais elles sont unum, parce qu'il y a entre elles unité de substance : « Ego et Pater unum sumus, ad substantiae unitatem, non ad numeri singularitatem » (25). Et cette unité de substance, Tertullien ne la regarde pas comme simplement spécifique ou générique, mais comme numérique et absolue. Cela ressort, d'une part, de l'insistance avec laquelle il affirme qu'il y a entre le Père et le Fils distinction et distribution de l'unité mais non pas séparation et division (2, 3, 8, 9), et, de l'autre, de la façon dont il oppose constamment entre elles la trinité numérique des personnes et l'unité de la substance, l'unité de Dieu (2); car, dit-il, bien que le Père, le Fils et le Saint-Esprit soient Dieu, il n'y a qu'un seul unique Dieu (2, 13) : ils sont « une trinité d'une seule divinité * », et le Fils n'est Dieu que de l'unité du Père, deus ex unîtate patris^ .
Tertullien a donc touché au consubstantieî proprement dit, et en a trouvé la formule dernière : « très personae, una substantia ^ », celle qui restera la formule