Adv. Marc, II, 8; III
LA THÉOLOGIE LATINE AU lll" SIÈCLE. 405^
agissent invisiblement sur les corps et les âmes ' . Ilssont les ministres de Dieu et protègent spécialementla première enfance 2.
Cependant tous ces anges ne sont pas restés fidèlesà Dieu. Tertullien insinue, en un passage, que le premier péché du diable fut un péché d'orgueil et de* jalousie vis-à-vis de l'homme^. Plus tard, il s'y joignit,. de la part de certains anges, un péché de luxure avec les filles des hommes (d'après Genèse, vi, 2)''. De ce commerce sont nés les démons proprement dits, plusmauvais que les anges déchus, leurs pères, et qui ont pour chef le diable^. Toute leur activité et la sienne s'emploie au mal, à perdre les âmes et les corps, àtromperies hommes et à favoriser le mensonge^. Ils sont les auteurs des opérations magiques. Mais, outre que Dieu lie dans une certaine mesure leur pouvoir, ils sont vaincus et chassés par les exorcismes chrétiens^ et, dans cette lutte qui se poursuit entre Dieu et Satan, c'est Dieu qui aura le dernier mot'.
Après les anges, l'homme.
Si on en croyait Arnobe, l'origine de l'homme serait,, pour la raison, un problème insoluble, tant est grande sa misère physique et morale, tant il est impossible que Dieu ait fait un être si mauvais. L'âme en particu-