De paenitentia, 2; De eœhorl. caslit
S. Scorpiace, 6.
vons et nous pouvons lui satisfaire: « Offendisti, sed reconciliari adhuc potes, habes cui satisfacias et quidem volentem ^ . » On satisfait par la pénitence ^ : elle est une compensation que nous donnons à Dieu : « Quam porro ineptum quam paenitentiam non adimplere, eiveniam delictorum sustinere? Hoc est pretium non exMbere, ad mercem manum emittere. Hoc enim pretio dominus veniam addicere institD.it; hoc paenitentiae compensatione redimendam proponit impunitatem^. » Inutile d'insister sur le caractère propre de ces expressions : elles sont bien représentatives du génie positif latin.
S 3. — Christologle et sotériologie.
Le péché d'origine demandait un rédempteur; la grâce et le pouvoir de mériter ne sont en l'homme que par Jésus-Christ. Nous allons donc étudier la christologie latine du iii^ siècle. Ici encore, le premier en date de nos auteurs, Tertullien, se trouve être le plus complet et le plus fouillé. 11 a découvert, en parlant de la personne du Sauveur, le terme exact et la formule définitive. Son exposé christologique a tous les mérites de son exposé trinitaire sans en avoir les défauts. Aussi a-t-il été suivi de près par saint Cyprien * et Novatien.
Les erreurs que les défenseurs de l'orthodoxie devaient combattre en cette matière étaient de plus d'une sorte. Outre l'adoptianisme, qui niait la divinité de Jésus-Christ ^, il y avait le docétisme sous ses diffé-